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Macro-économie / Taux / banques centrales / Dollar

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Les Banques centrales en pincent toujours pour le dollar / Il y aurait même un regain de demande

Alors que le billet vert est annoncé en perte de vitesse notamment pour des raisons géopolitiques, un rapport du Forum officiel des institutions monétaires et financières (Omfif) montre que sa part dans les réserves de change des Banques centrales demeure relativement inchangée depuis 2020. De plus, elle pourrait être la monnaie la plus demandée au cours des 12 à 24 prochains mois.
DANIEL KARMANN / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
DANIEL KARMANN / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Ne parlez pas de dédollarisation aux Banques centrales, elles vous riraient au nez. D’après les données du Fonds monétaire international (FMI) sur la composition des réserves de ces dernières, la part du billet vert se maintient proche de 60 % (58,4 % au quatrième trimestre 2023). De plus, le dollar pourrait être la monnaie la plus demandée durant les trimestres à venir.

C’est ce que rapporte l’étude annuelle Forum officiel des institutions monétaires et financières (Omfif), qui a sondé aux alentours de 70 personnes responsables de la gestion des réserves au sein des instituts d’émission. "Au cours des 12 à 24 prochains mois, 18 % des personnes interrogées prévoient d’augmenter leur allocation au dollar (29 % d’augmentation et 11 % de diminution). Il s’agit d’une demande nette plus élevée que pour toute autre devise et trois fois plus importante qu’il y a un an (6 %)", indique l’étude.

Dans le détail, l’importance de la monnaie dans le commerce mondial a été signalée par 83 % des gestionnaires de réserves comme un facteur encourageant à investir davantage aux États-Unis. Des facteurs cycliques semblent également être à l’origine de la dernière vague de demande. Il s’agit notamment de l’attente de rendements relatifs plus élevés (64 %) et de perspectives positives pour l’économie américaine (60 %). Les gestionnaires de réserves s’attendent à des taux d’intérêt directeurs plus élevés et plus longs, peut-être davantage aux États-Unis que dans d’autres grandes économies. "Un gestionnaire de réserves latino-américain a fait remarquer qu’il maintiendrait sa surpondération des États-Unis tant que le différentiel de taux d’intérêt entre les contreparties américaines et non américaines restera positif ", explique le rapport.

L’étude s’est également concentrée sur les facteurs qui pouvaient freiner les Banques centrales à placer leurs liquidités en dollar. Etonnamment, la détérioration des finances publiques américaines (un déficit public de près de 8 points de PIB en haut de cycle, ce qui n’a pas plu à Fitch), la volatilité de la toile de fond géopolitique et l’incertitude quant au système politique américain à l’approche des élections ne sont pas des préoccupations majeures pour les gestionnaires de réserves, analyse l’Omfif.

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