Macro-économie / Taux / IFRAP / dépenses publiques / Retraite
Macro-économie / Taux
IFRAP / dépenses publiques / Retraite
Nouveau Front populaire : l’iFRAP chiffre à plus de 200 milliards d’euros les dépenses supplémentaires / Le retour de la retraite à 60 ans déterminant
230 milliards d’euros. Ce seraient les dépenses publiques supplémentaires que la France devrait déployer si le Nouveau Front Populaire (NFP), regroupant entre autres La France Insoumise, le Parti Socialiste, le Parti communiste et les Verts dans le cadre des élections législatives, mettait en œuvre son programme, d’après les premières estimations de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFRAP). "Le retour à 60 ans de l’âge d’ouverture des droits à la retraite est ce qui coûterait le plus cher, cela représenterait 54 milliards d’euros la première année, 68 milliards d’euros en 2027 ", déclare à WanSquare Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP.
Autre mesure phare inscrite dans le programme de la coalition de gauche : la mise en place d’une garantie d’autonomie qui complète les revenus des ménages situés sous le seuil de pauvreté (accessible dès 18 ans pour les personnes indépendantes fiscalement et dès 16 ans pour les élèves de l’enseignement professionnel). Cela représenterait environ 15 milliards d’euros, selon les calculs du think tank.
En outre, le NFP veut abroger l’ensemble des réformes de l’assurance-chômage ayant eu lieu depuis 2017, ce qui coûterait un peu plus de onze milliards d’euros, juge l’iFRAP. Par ailleurs, la coalition escompte notamment rendre gratuits les premiers kilowattheures d’électricité (potentiellement huit milliards d’euros) mais aussi l’école (cantine scolaire, fournitures, transports, activités périscolaires - huit milliards d’euros) tandis qu’elle veut porter au niveau du Smic l’allocation aux adultes handicapés (neuf milliards d’euros).
"En face, les recettes publiques supplémentaires liées aux mesures intégrées dans le programme pourraient représenter autour de 50 milliards d’euros ", estime Agnès Verdier-Molinié, qui continue de travailler à affiner ce chiffrage. Tant et si bien que, "en valeur absolue, cela pourrait signifier plus que le doublement par an du déficit de l’ensemble des administrations publiques, qui s’élevait à 154 milliards d’euros en 2023", avance-t-elle. Pour mémoire, en 2023, les dépenses de l’ensemble des administrations publiques françaises se sont établies à 1609 milliards d’euros, d’après les données publiées par l’Insee.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

