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Les actionnaires de l'ex-Orpea entérinent le changement d’identité du groupe / Cap désormais sur la performance économique
Cette fois-ci, la page est bel et bien définitivement tournée. Les actionnaires du groupe Orpea réunis en assemblée générale ce mardi matin ont entériné par leur vote, à 99,99 %, le changement d’identité du groupe. Place désormais officiellement à emeis, comme la direction générale du gestionnaire d’Ehpad et de cliniques l’avait annoncé en mars dernier. Les actionnaires ont également approuvé à la quasi-unanimité (99,99 % des votes) la raison d’être de l’entreprise, adoptée elle aussi quelques mois plus tôt par le conseil d’administration, "Ensemble, soyons force de vie des plus fragiles".
Plus qu’un symbole, une nouvelle étape pour l’entreprise qui a achevé en début d’année sa restructuration financière et commence à recueillir les premiers résultats de son plan "Refondation", présentée fin 2022. Au premier trimestre 2024, emeis a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 9,6 % en croissance organique sur un an à 1,374 milliard d’euros. Une solide progression aussi bien en France, (+ 6,3 %) qu’à l’international (+ 15,5 %). Du fait de son plan de sauvetage et de la cession pour 300 millions d’euros d’actifs immobiliers (500 millions d’euros doivent être signés cette année), sa dette est passée de 8,758 milliards d’euros fin 2022 à 4,642 milliards d’euros fin 2023.
Mais pour l’ex-Orpea dont la réputation a été lourdement impactée par les révélations, en janvier 2022, du livre de Victor Castanet, "Les Fossoyeurs", les indicateurs financiers ne sont pas les seuls à compter. "Le taux d’occupation des établissements est ressorti en hausse de 2,1 points par rapport à la même période l’année dernière, à 85,1 %. Le taux de rotation des équipes a baissé de 3 points en 2023 tandis que le taux de satisfaction a progressé de 2 points, à 92,4 %. En 2023, emeis est redevenu une entreprise crédible et attractive sur le plan humain et médical ", s’est félicité le directeur général, Laurent Guillot.
Il faut dire aussi que le personnel soignant est désormais chouchouté : le dialogue social a été rétabli, des accords de revalorisation des rémunérations, comme une augmentation de 2 à 7 % des salaires selon l’ancienneté, l’octroi de tickets-repas ou d’un treizième mois progressif, ont été conclus. La mutuelle des non-cadres a été alignée sur celle des cadres.
"Parallèlement à notre restructuration financière, nous avons, tout au long de l’année 2023 et en ce début d’année 2024 posé les fondamentaux humains et médico-soignants. emeis continue aussi sa transformation en renforçant le pilotage opérationnel. Mais notre nouvelle identité et notre raison d’être doivent participer à notre performance économique", a indiqué Laurent Guillot ce mardi matin, faisant de cette dernière la nouvelle priorité du groupe.
Mais dans un contexte où l’inflation, et notamment alimentaire, qui a érodé sa marge (-326 points de base à fin 2023 à 13,4 %), commence à baisser et dans un secteur de la santé en pleine mutation, Laurent Guillot le sait, "il faudra du temps", a-t-il prévenu. "Il s’agira d’un travail de longue haleine", a insisté le directeur général.
Pour mémoire, pour 2024, le gestionnaire d’Ehpad et de cliniques vise un Ebitdar compris entre 800 et 835 millions d’euros, soit une progression de 15 à 20 % sur un an et un taux d’occupation moyen en France à 83,1 %. Pour y parvenir, la direction générale et le conseil d’administration réfléchissent d’ailleurs à plusieurs axes prioritaires de développement de son plan Refondation. Ceux-ci devraient être connus avant la fin de l’année. "Par ailleurs, le passage en société à mission sera proposé à l’assemblée générale de 2025. Il signera une nouvelle étape de notre transformation" a annoncé Laurent Guillot, assurant ne pas avoir de doute sur les perspectives de bénéfices d’emeis dans les années à venir.
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