Macro-économie / Taux / FAO / Prévisions / OCDE
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FAO / Prévisions / OCDE
La stabilité comme horizon pour les marchés agricoles / L’augmentation de la productivité sera salutaire
Un sauveur qui a pour nom productivité. C’est ainsi que " la référence mondiale en matière de projections à moyen terme des marchés de produits agricoles" que se targuent d’être les perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO, expliquent que malgré un accroissement des productions, l’intensité d’émissions de gaz à effet et de serre (GES) de l’agriculture est à envisager ces prochaines années.
Pas baisser le cap
Pour autant d’immenses divergences devraient perdurer entre pays et les institutions s’attendent à ce que "malgré les avancées attendues, dans les pays les moins productifs d’Afrique et d’Asie notamment, de nets écarts devraient subsister sur le plan de la productivité, qui fragiliseront les revenus agricoles et la sécurité alimentaire". Rendant de facto ces pays plus dépendants des importations de matières premières agricoles. Cette productivité différente suivant les pays provient d’une multitude de facteurs que sont les "écarts technologiques, la faible utilisation d’intrants et les conditions climatiques naturelles".
Conséquence de ce constat, c’est avant tout le " bon fonctionnement des marchés internationaux des produits agricoles [qui] demeurera essentiel à la sécurité alimentaire, dans la mesure où 20 % des calories font l’objet d’un échange commercial ". Puisque le rapport se montre rassurant concernant les sous-jacents de la flambée des prix agricoles internationaux observée en 2022 qui devraient aller en diminuant. Ce qui aurait comme conséquence que "les cours de référence réels des principaux produits devraient retrouver leur tendance légèrement baissière sur les dix prochaines années". Une nuance de taille est ajoutée cependant ; celle que "cette baisse ne se répercutera pas nécessairement sur les prix de détail à l’échelon local".
Pas pour demain
D’autres constats sont faits pour le futur, la transition écologique en cours devrait relativement peu peser sur la place prépondérante de l’alimentation humaine ou animale dans la demande de céréales. Les projections à horizon 2033 parlent de "41 % de l’ensemble des céréales [qui] seront directement consommées par les humains, 36 % [qui] serviront à l’alimentation animale, tandis que le reste sera transformé en biocarburants ou autres produits industriels. Une place ténue est donc envisagée pour les solutions liées à la transition énergétique.
D’autres problèmes sont vus comme devant perdurer, tel que le rendement des cultures d’oléagineux, ce dernier est vu comme devant continuer d'être une contrainte et ce "du fait de sa progression marginale, ou même négative, chez les principaux producteurs, et en particulier en Malaisie, dans le cas de l’huile de palme, et dans l’Union européenne et au Canada, dans le cas du colza".
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