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Emploi / France

France : l’emploi salarié privé piétine / Faible croissance des effectifs attendue au second semestre

Entre avril et juin, 7.900 destructions nettes d’emplois privés ont été enregistrées dans l’Hexagone, après plus de 60.000 créations nettes au premier trimestre. Durant la seconde partie de l’année, une légère hausse du taux de chômage est escomptée.
LIONEL BONAVENTURE / POOLAFP
LIONEL BONAVENTURE / POOLAFP

Le printemps n’aura guère été reluisant pour le marché du travail en France. Le nombre d’emplois salariés dans le secteur privé a stagné lors du deuxième trimestre, d’après les données provisoires publiées par l’Insee. Plus précisément, 7.900 destructions nettes ont été enregistrées alors que l’Hexagone compte 21,163 millions d’emplois dans le secteur privé. Au premier trimestre, une hausse de 0,3 % (61.100 emplois) des effectifs avait été enregistrée. Si bien que fin juin 2024, l’emploi salarié privé dépassait son niveau d’un an auparavant de 0,4 % (soit 78 000 emplois) et celui d’avant la crise sanitaire (fin 2019) de 6,1 % (soit 1,2 million d’emplois).

Dans le détail, l’emploi intérimaire diminue encore après une quasi-stabilité au trimestre précédent : -2,7 % après -0,1 % (soit -20 500 emplois après -700 emplois). En outre, l’emploi salarié privé industriel (hors intérim) augmente de nouveau de 0,2 % au deuxième trimestre 2024 (soit + 6 400 emplois après + 6 700 emplois au trimestre précédent). Il est supérieur de 1 % à son niveau d’un an auparavant (soit + 32 800 emplois).

Secteur particulièrement en difficulté dans le contexte de resserrement des conditions de financement, la construction (hors intérim) a vu ses effectifs se contracter pour le sixième trimestre consécutif : -0,4 % après -0,6 % (soit -6 300 emplois après -9 000 emplois). Il se situe au-dessous de son niveau du deuxième trimestre 2023 (-1,5 % soit -24 100 emplois), mais encore largement au-dessus de celui de fin 2019 (+ 6 %, soit + 88 200 emplois).

Enfin, le plus gros pourvoyeur d’emplois qu’est le tertiaire marchand hors intérim est quasi stable après un rebond au premier trimestre 2024 : + 0,1 % après + 0,4 % (soit + 6 300 emplois après + 50 700 emplois). Ce dernier a pu profiter des recrutements menés par les entreprises dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques

Au second semestre, l’emploi total devrait progresser de 0,1 % lors de chaque trimestre (63.000 en tout), selon l’Insee. De sorte qu’à la fin 2024, il s’afficherait en progression de 0,6 % (soit + 185 000 emplois environ) sur un an. “L’activité augmenterait plus vite (+ 0,9 % en glissement annuel en fin d’année 2024), ce qui permettrait à la productivité apparente du travail de continuer de se redresser”, prévoit l’Insee.

En face, la population active progresserait plus vite (environ 50 000 actifs supplémentaires par trimestre),"en raison de la poursuite de la montée en charge de la réforme des retraites de 2023 et, dans une moindre mesure, d’un recul des entrées en formation des personnes en recherche d’emploi [les demandeurs d’emploi, pour certains également chômeurs au sens du BIT, sont en effet susceptibles de ne plus rechercher d’emploi ou de ne plus être disponibles lorsqu’ils entrent en formation, le cas échéant ils passent de chômeurs à inactifs au sens du BIT, ndlr], en lien avec la baisse des financements", juge l’Insee. En conséquence de quoi, le taux de chômage devrait augmenter de 0,1 point au dernier trimestre, à 7,6 %.

Du côté de la Banque de France, on attend le pic fin 2025 à 7,9 % entre autres à cause du rétablissement partiel des pertes de productivité, avant une décrue en 2026 du fait de l’accélération de la croissance.

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