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Macro-économie / Taux / France / croissance

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France / croissance

La Banque de France prévoit une croissance “significative” ce trimestre / Les Jeux Olympiques apparaissent comme un fort soutien

Portée par les Jeux Olympiques, l’activité économique hexagonale devrait progresser entre 0,35 % et 0,45 % entre juin et septembre, comparativement aux trois mois précédents. Bonne nouvelle également, si elle demeure élevée, l’incertitude a reflué chez les chefs d’entreprise après avoir bondi pendant les législatives anticipées.
LIONEL BONAVENTURE / POOLAFP
LIONEL BONAVENTURE / POOLAFP

L’économie française devrait rayonner cet été. Si l’on en croit la Banque de France, la progression du Produit intérieur brut (PIB) devrait s’établir entre 0,35 % et 0,45 % au troisième trimestre, par rapport à la période allant d’avril à juin. Dans son enquête mensuelle de conjoncture, l’institut d’émission explique que ce chiffre recouvre une croissance sous-jacente d’environ 0,1 % à 0,2 %, à laquelle s’ajouterait l’impact transitoire des Jeux Olympiques (JOP) de l’ordre d’un quart de point.

Dans le détail, “les services marchands seraient le principal contributeur à la hausse du PIB ce trimestre, portés par l’effet des JOP. Le secteur de l’énergie serait de nouveau dynamique, alors que la valeur ajoutée dans l’industrie manufacturière serait stable, comme indiqué par les soldes de l’enquête mensuelle de conjoncture. Enfin, la construction connaîtrait un nouveau repli ce trimestre, toujours grevé par le faible dynamisme de la construction neuve”, indiquent les économistes de la Banque centrale française.

A l’occasion d’une conférence de presse, Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France, s’est refusé à dire si cela allait avoir des retombées sur la prévision de croissance de l’institution pour 2024. Jusqu’à présent, la Banque de France estime que le PIB devrait croître de 0,8 %. Il y a de grandes chances que ce chiffre soit révisé à la hausse lorsqu’elle fera connaître sa nouvelle prévision à la mi-septembre. En effet, si l’on retient la fourchette basse pour le troisième trimestre (0,35 %), alors une simple stagnation du PIB au quatrième trimestre permettrait tout de même à la croissance de s’afficher à 1,2 % sur l’ensemble de l’année.

"Il convient néanmoins de souligner que notre prévision de croissance pour le troisième trimestre est soumise à de larges aléas à la hausse comme à la baisse, du fait de l’incertitude sur l’impact des JOP, d’une part, et sur l’impact de l’environnement politique sur le comportement des entreprises, d’autre part", a tenu à ajouter la Banque de France.

A propos de ce dernier point, une bonne nouvelle est à relever dans l’étude conduite auprès de 8 500 entreprises ou établissements, qui a été menée entre le 22 juillet et le 5 août. L’incertitude mesurée par la Banque de France, grâce à ses échanges avec les chefs d’entreprise, est en repli après son bond lié à la dissolution de l’Assemblée nationale, même si elle demeure à un niveau élevé (elle est encore loin de son étiage pré-dissolution dans les services marchands et l’industrie). "Il est trop tôt pour savoir l’impact que cela aura sur les décisions des entreprises en matière d’emploi et d’investissement. Cela n’a sans doute pas affecté l’activité en juillet et en août", a déclaré Olivier Garnier.

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