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Politique européenne / Union européenne / Directive FiDA / union des marchés de capitaux

Politique européenne
Union européenne / Directive FiDA / union des marchés de capitaux

L’Union des marchés de capitaux passera par la numérisation de la finance / Le potentiel des nouvelles technologies à ne pas négliger

Battre le fer tant qu’il est chaud. L’Association des marchés financiers européens (AFME) a profité de l’élection de la nouvelle présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen pour réaffirmer sa conviction que l’Union des marchés de capitaux doit tirer pleinement parti du potentiel des nouvelles technologies pour être réellement efficace. Une numérisation de la finance qui appelle cependant à certaines règles précises.
Aurore Lalucq, nouvelle président de la commission des affaires économiques du Parlement européen (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Aurore Lalucq, nouvelle président de la commission des affaires économiques du Parlement européen (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

Alors que les "top jobs" de la Commission européenne sont toujours en cours de renouvellement, c’est la députée française Aurore Lalucq, membre du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrate, économiste de formation, qui a été élue nouvelle présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen (commission ECON) en juillet dernier. "Les questions économiques seront clefs durant ce mandat. Les défis qui nous attendent ne manquent pas : restaurer la place de l’Union européenne dans l’industrie mondiale, trouver des marges de manœuvre pour financer les investissements nécessaires à la défense, l’industrie verte et numérique, assurer l’autonomie stratégie de l’Europe, ou encore la stabilité bancaire et financière ", a déclaré à l’occasion de son élection celle qui était seule candidate au poste et qui avait durant son premier mandat été particulièrement active sur les questions de réglementation du secteur de la finance.

Une élection que n’a pas manqué de féliciter l’Association des marchés financiers européens (AFME), qui en a également profité pour reparler de la relance de l’Union des marchés de capitaux. Elle vient, en effet, de publier un rapport présentant les priorités de la finance numérique dans le cadre du nouveau cycle politique européen qui débute. Son objectif ? Soutenir un meilleur accès au financement pour l’économie réelle grâce aux nouvelles technologies. "Après une décennie qui a vu de multiples initiatives mises en avant, le rôle et la capacité des marchés de capitaux de l’Union européenne n’ont malheureusement pas changé de manière substantielle. Un marché de capitaux européen intégré et liquide est un élément essentiel de la compétitivité future de l’Union européenne sur la scène mondiale. L’objectif du prochain mandat devrait donc être (sa mise) à grande échelle et sans faille", a assuré Adam Farkas, président de l’AFME et ancien directeur exécutif de l’Autorité bancaire européenne.

Dans ce contexte, et pour y parvenir, l’AFME propose, entre autres, d’exploiter davantage la tokenisation, en étant étendu par exemple à un ensemble plus large de participants, ainsi que les DLT (technologies du registre distribué) sur les marchés financiers, ces dernières étant jugées "prometteuses pour accroître l’efficacité et stimuler la croissance ", estime l’association, soulignant que "les paiements, les règlements et les évènements du cycle de vie des titres peuvent être effectués avec plus de sécurité et plus d’efficacité ".

Par ailleurs, si l’AFME soutient le cadre d’accès aux données financières (FiDA, initiative phare de la stratégie numérique de l’Union européenne sur la mise en œuvre de l’Open Finance à l’échelle communautaire), celui-ci pouvant, selon elle, "améliorer le fonctionnement des banques, encourager l’innovation, et favoriser un écosystème de données plus efficace et efficient ", il doit cependant être bien conçu. "Son champ d’application doit être défini plus clairement, les conditions de concurrence équitables doivent être garanties et sa mise en œuvre doit être rendue progressive", milite l’AFME.

Pour mémoire, la directive FiDA doit encore être soumise au vote du Parlement européen pour être définitivement adoptée. Elle vise à permettre aux consommateurs et aux entreprises d’autoriser des tiers (utilisateurs de données, hors géants du numérique type Amazon, Meta, etc) à accéder à leurs données détenues par les institutions financières, y compris les assurances, ce qui n’avait pas manqué d’inquiéter fortement ces dernières à sa présentation en 2023. Elle s’accompagne que la Data Act, visant quant à elle à harmoniser et à rendre équitables au sein du marché commun les règles d’accès et d’utilisation des données. "Les banques sont au cœur d’une profonde transformation numérique, un processus qui va se poursuivre et s’accélérer dans les années à venir ", prévient Stefano Mazzochi, managing director et deputy head advocacy de l’AFME.

"Alors que l’Union européenne entame un nouveau cycle politique, la numérisation de la finance a le potentiel de soutenir le développement des marchés de capitaux, en augmentant l’efficacité, en réduisant les coûts, en renforçant la transparence et la disponibilité des informations et en permettant un meilleur accès aux données. Les technologies numériques peuvent permettre un meilleur accès aux marchés de capitaux, tant pour les entrepreneurs, que pour les institutions à la recherche de financement ", veut-il convaincre, encourageant ainsi les instances européennes de tirer parti des opportunités offertes par l’utilisation de l’intelligence artificielle capable de mieux adapter les services financiers aux besoins des consommateurs.

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