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Stellantis / Amérique du Nord / Production / nomination
Stellantis s’active pour retrouver une dynamique aux Etats-Unis / Un nouveau patron de la production nommé pour l’Amérique du Nord
Eteindre l’incendie. Alors que Stellantis a vu ses résultats du premier semestre reculer avec une baisse de 14 % sur un an de son chiffre d’affaires, à 85 milliards d’euros, et ses bénéfices fondre de 48 % par rapport à la même période l’année dernière (pour une marge qui reste tout de même à 10 %), le constructeur sait que le nœud du problème provient en grande partie de ses activités aux Etats-Unis, son premier marché.
De fait, si le groupe dirigé par Carlos Tavares a pâti, dans l’ensemble, d’une baisse de ses volumes avec des livraisons en recul, outre-Atlantique, la correction est d’autant plus marquée, les livraisons s’y étant érodées de 18 % au premier semestre sur un an. Et rien qu’au cours du second trimestre, le constructeur a vendu 344 993 véhicules, soit une chute marquée de 21 %. Dans le détail, Jeep et Chrysler ont vu leurs ventes chuter de 19 %, tandis que Ram, spécialisé dans les pick-up, a enregistré une baisse de 26 %. Dodge a accusé un repli de 17 %, confirmant ainsi une situation difficile pour l’ensemble des marques du groupe. La faute, selon les analystes, à une stratégie consistant à continuer à augmenter les prix des véhicules, rendant ainsi certains modèles trop chers. Résultat : la part de marché de Stellantis a baissé de près de 2 points de pourcentage aux Etats-Unis tandis que sa marge opérationnelle a plongé elle de 6 points de pourcentage pour s’établir à 11,4 %. "Des mesures correctives ont été nécessaires et ont été prises afin de régler ces problèmes. Dans le même temps, nous avons lancé une grande offensive produits, avec pas moins de 20 nouveaux véhicules prévus cette année, ce qui nous offre encore plus d’opportunités si nous parvenons à bien la mettre en œuvre", tentait de rassurer le directeur général, lors de la présentation des résultats fin juillet dernier.
Il semblerait néanmoins que ce plan d’actions ne soit pas suffisant puisque Carlos Tavares aurait décidé de se rendre en personne à Detroit cette semaine. Une visite qui n’était prévue à l’agenda du dirigeant et qui aurait pour but de prendre le pouls des problèmes sur le terrain afin d’élaborer d’autres mesures destinées à redresser les opérations nord-américaines de l’entreprise.
Il faut dire que le climat y est de plus en plus tendu. La semaine dernière d’abord, un groupe d’actionnaires a porté plainte contre Stellantis l’accusant d’avoir dissimulé plusieurs de ses difficultés, comme notamment la hausse de ses stocks de véhicules. A cela s’ajoute la menace d’une grève du syndicat américain de l’automobile, UAW, annoncée ce mardi, alors que le constructeur a déjà commencé à sabrer dans les effectifs de ses usines outre-Atlantique pour réduire ses coûts.
Pour l’heure, le groupe vient d’annoncer des changements au sein de sa direction. Tim Fallon, jusqu’alors vice-président chargé de la production chez le spécialiste des véhicules électriques Rivian depuis 2022, va rejoindre Stellantis à partir du 2 septembre prochain pour diriger la production en Amérique du Nord. "Cette année marquera le début de notre offensive en matière de véhicules électriques ", s’est félicité Carlos Zarlenga, directeur de l’exploitation pour l’Amérique du Nord chez Stellantis, à l’occasion de cette nomination. Avant cela, il avait passé plus de 16 ans chez Nissan, où il a occupé divers postes dans la production, notamment celui de vice-président de la fabrication à Canton.
Par ailleurs, Mike Resha, qui occupe le poste de responsable de la fabrication en Amérique du Nord depuis 2020, assumera, à compter de la même date, la responsabilité mondiale des opérations d’injection et d’emboutissage de l’entreprise.
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