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Macro-économie / Taux / gaz / énergies propres / transition énergétique

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Passer aux énergies propres ne sera pas une mince affaire / Et le gaz manque d’investissements pour tenir son rôle

La transition énergétique implique de se passer au plus vite des sources d’émissions de gaz à effet de serre les plus polluantes. Une démarche dans laquelle le recours au gaz peut s’avérer nécessaire, le temps de la montée en puissance des énergies propres.
Biométhane. dpa Picture-Alliance via AFP
Biométhane. dpa Picture-Alliance via AFP

L’exécutif hexagonal s’est efforcé de limiter la hausse des prix du gaz et pourrait bien devoir continuer à le faire de longs mois. L’Union internationale du gaz (IGU) déplore, dans son rapport annuel, un manque d’investissement important alors même que les énergies les moins intensives en gaz à effet de serre sont loin de pouvoir prendre le relais. Les sorties accélérées du charbon et du pétrole risquent de rendre l’équation difficile à tenir dans les prochaines années.

Symbole d’une offre et d’une demande qui risquent de diverger de plus en plus, l’IGU et son partenaire Rystad Energy présentent le constat que "si la demande de gaz continue de croître comme au cours des quatre dernières années, sans développement supplémentaire de la production, on s’attend à un déficit de l’offre mondiale de 22 % d’ici 2030". Pire encore, une accélération de la dynamique pourrait rendre ce chiffre encore plus significatif.

 

Atouts

 

Le spécialiste plaide pourtant la cause du gaz en comparant son impact écologique avec celui du charbon et du pétrole. Les chiffres sont formels d’après la publication, cette dernière évoque le fait que " le gaz naturel offre aujourd’hui une opportunité immédiate de réduire les émissions du charbon de 50 % et celles du pétrole de 30 % grâce à une transition rentable" et voit également le biométhane tel "une substitution directe au gaz naturel".

D’autant plus que cette source d’énergie est jugée comme ayant "une échelle nettement inférieure à son potentiel, soit environ 1 % du marché du gaz naturel", avec une production essentiellement localisée en Amérique du Nord et sur le continent européen. Signe que les fonds à allouer au gaz ne seraient pas uniquement utiles pour des projets déjà existants mais également pour explorer le champ des possibles. L’IGU appelle tant à des investissements urgents qu’à des politiques incitatives pour atteindre une taille critique de projets innovants.

 

Urgence


Ce plaidoyer en faveur du gaz insiste sur l’équilibre précaire des marchés mondiaux du gaz ; pour l’année 2023 la demande est en progression de 1,5 % et pourrait atteindre 2,1 % cette année. L’Asie tirant à bout de bras cette hausse tout comme l’appétit énergétique "a continué d’augmenter dans les régions développées et en développement" et ce avec la triste conséquence pour la transition énergétique "que la combustion du charbon a augmenté plus que jamais en 2023, restant la plus grande source d’émissions énergétiques mondiales" . Une situation d’ensemble qui fait penser que si elle perdure alors "les objectifs 2030 définis dans les scénarios de décarbonation axés sur les politiques ne seront très probablement pas atteints".

 

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