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Banque de France / croissance
La Banque de France prévoit une forte désinflation en 2025 / La consommation des ménages va soutenir la croissance
La désinflation a de beaux jours devant elle en France. Tandis qu’elle devrait s’afficher à 2,5 % en 2024, la hausse annuelle moyenne des prix à la consommation (mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé) pourrait atteindre 1,5 % en 2025, d’après la Banque de France. Cela représente une révision à la baisse de 0,2 point par rapport à ses dernières projections de juin.
Cette réévaluation trouve son origine dans "la diminution annoncée des prix de l’électricité, en partie atténuée par une révision haussière des prix des biens manufacturés également liée à la situation en mer Rouge", expliquent les économistes de la Banque centrale hexagonale. Pour 2026, l’institut d’émission prévoit toujours une inflation de 1,7 %.
La croissance de l’économie française va bénéficier de ce phénomène au cours des prochains trimestres. Si entre le quatrième trimestre 2023 et le quatrième trimestre 2024, le Produit intérieur brut (PIB) ne devrait progresser "que" de 0,8 % (1,1 % en moyenne annuelle), son augmentation pourrait s’établir à 1,5 % entre fin 2024 et fin 2025 (1,2 % en moyenne annuelle).
"Les salaires par tête augmentent désormais plus rapidement que les prix (+ 2,7 % au deuxième trimestre 2024 en glissement annuel, dans les branches marchandes, contre + 2,5 % pour les prix), une tendance qui se poursuivrait en prévision", souligne la Banque de France. Dans le détail, le salaire nominal moyen par tête corrigé de l’activité partielle, connaîtrait une hausse de 3,1 % en 2025 et 3,2 % en 2026. En conséquence, la consommation des ménages (52 % du PIB) devrait croître de 1,3 % en 2025 puis de 1,4 % en 2026, après 0,6 % en 2024.
Des aléas "importants" entourent les prévisions de croissance de l’institution de la rue Croix-des-Petits-Champs. "En premier lieu, l’incertitude politique actuelle en France fait peser un aléa sur les hypothèses de finances publiques et sur le comportement plus ou moins attentiste des entreprises et des ménages", soutient-elle. S’y ajoutent, "les risques géopolitiques (guerre en Ukraine, situation au Proche-Orient, tensions commerciales, etc.) et leurs effets sur les prix des matières premières et le commerce international", prévient la Banque centrale.
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