WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / AXA / risques / Transition

Macro-économie / Taux
AXA / risques / Transition

Le changement climatique demeure le risque roi / L’Axa Future Risk Report le couronne pour la troisième année de suite

L’optimisme n’est pas de mise dans le Baromètre des risques du futur dévoilé par Axa, près des neuf dixièmes des personnes interrogées jugent qu’il y a un nombre croissant de crises aux impacts de plus en plus conséquents. Si le changement climatique reste le risque le plus redouté à l’heure actuelle, l’IA et l’instabilité géopolitique figurent en bonne place dans le classement.
Inondations. Photo by Haruna Yahaya / AFP
Inondations. Photo by Haruna Yahaya / AFP

Tous continents et tous types de sondés. Qu’ils soient experts du risque ou simple répondant, tous s’accordent dans le baromètre des risques du futur, publié pour la onzième année de suite par Axa, à mettre le changement climatique en tête de liste des risques les plus craints. Une inquiétude particulière dans un environnement où ce sont "9 personnes sur 10 interrogées dans le monde [qui] ont aujourd’hui le sentiment qu’il y a un nombre croissant de crises (90 %) et qu’elles ont de plus en plus d’impacts sur la vie des gens (91 %) : un constat partagé par les experts du risque interrogés dans 50 pays (93 %)".

 

Encaisser

 

Des spécialistes qui se montrent inflexibles quant aux mesures prises pour faire face à ces dangers, puisque "sur l’ensemble des 25 risques testés, il n’y en a pas un pour lequel une majorité des experts du risque (plus de 3000 dans 50 pays différents) considèrent que les autorités publiques sont préparées". Celui pour lequel elles seraient le plus à même de faire face est lié à la cybersécurité et elles ne recueillent pourtant que 27 % d’assentiment à ce sujet.

Une inquiétante corrélation apparaît avec des "risques sur lesquels ils considèrent que les autorités sont les moins préparées sont aussi le plus souvent les risques les plus craints ". Qu’il s’agisse de ceux liés aux ressources naturelles et à la biodiversité avec "seulement 10 % [qui] estiment que les autorités publiques sont bien préparées) ", 11 % font ce constat par rapport à l’IA ou encore 14 % en ce qui concerne le changement climatique. Ce qui explique pour Axa que près de 91 % des experts et 72 % du grand public "considèrent que les assureurs ont un rôle important à jouer dans la gestion des risques".

 

Au mieux

 

La capacité à échapper aux écueils les plus dangereux n’est garantie dans aucun cas avec uniquement 88 % des experts du risque arguant qu’ils "pourraient être évités avec des actions préventives fortes (88 %) mais la grande majorité d’entre eux considèrent toutefois que cela ne serait que ‘partiellement’possible (62 %)".

Pour se donner les plus grandes chances d’y échapper, les recommandations ne font pas l’unanimité. Il s’ajoute en effet la nécessité de développer des propositions spécifiques pour chaque risque. Ainsi, l' "atténuation des risques, grâce notamment à des investissements dans les infrastructures de protection est privilégiée pour les risques environnementaux globaux comme le changement climatique (citée en 1er par 40 % des experts) mais aussi les risques énergétiques (cité en 1er, 34 %) ". Là où c’est avant tout la prévention qui viendrait à bout des problématiques touchant à la cybersécurité.

 

Repli sur soi

 

Parmi ces convictions partagées, l’Europe se distingue dans l’étude avec un "pari d’un ralentissement de la globalisation [qui] est beaucoup plus le fait des pays européens (65 % côté experts, 70 % en France ; 48 % côté populations, 50 % en France), habituellement plus critiques sur la mondialisation", là où à l’inverse "d’autres font le pari contraire, estimant plutôt qu’elle va s’intensifier au fil du temps, car la plupart des pays essaieront de trouver des solutions collectives aux risques mondiaux (côté populations : 62 % des pays africains, 58 % des pays américains et 54 % des pays asiatiques)".

On retrouve cette conviction dans la proportion d’Européens qui considèrent que les solutions seront trouvées au niveau global ; avec uniquement 48 % d’entre eux qui en sont convaincus, il s’agit du niveau le plus bas jamais enregistré en onze éditions.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article