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Macro-économie / Taux / Réforme des retraites / conseil d'orientation des retraites / France / Mercer

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Réforme des retraites / conseil d'orientation des retraites / France / Mercer

La réforme des retraites remarquée à l’international / Une viabilité renforcée du système par répartition est soulignée

Remise en cause dans l’Hexagone et reconnue à l’extérieur de ses frontières. Tel semble être le destin de la dernière réforme des retraites qu’a connue la France, la 16ème édition du rapport annuel Mercer sur les systèmes de retraite à travers le monde rapporte que ce changement permet à la France de grimper dans le classement. Sur les 48 pays observés, elle est désormais 19ème.
La réforme des retraites ne fait pas l'unanimité sur le plan politique. Photo by Frederic Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
La réforme des retraites ne fait pas l'unanimité sur le plan politique. Photo by Frederic Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Nul n’est prophète en son pays. Les propositions d’abrogations de la réforme des retraites vont bon train depuis la dissolution de l’Assemblée nationale du 9 juin dernier. Le Rassemblement national annonçait vouloir l’abroger tout comme le Nouveau front populaire.

Pourtant, malgré la faisabilité constitutionnelle et l’absence de contradiction avec les traités européens, le coût d’un tel choix serait conséquent, alors même que la France est sous le coup d’une procédure pour déficit excessif émanant de la Commission européenne. Une fourchette du coût annuel de la proposition du parti dirigé par Jordan Bardella était alors proposée par l’Institut Montaigne : elle allait d’une estimation basse à 31,5 milliards d’euros à une estimation haute de 44,7 milliards d’euros.

 

Virage


Manon Carlési, co-Responsable de l’offre Transition Emploi-Retraite chez Mercer France, juge quant à elle d’un œil favorable une "récente réforme des retraites [qui] a en effet amélioré la viabilité du système par répartition, compte tenu de l’allongement de la durée de cotisation, au détriment de celle de la retraite". Néanmoins la situation est encore loin d’être parfaite avance-t-elle, en arguant qu’il "convient toutefois de relativiser, en gardant en tête qu’une démographie particulièrement défavorable et un trop faible taux d’emploi des seniors nuisent à sa soutenabilité à long terme. La part marginale des dispositifs supplémentaires d’entreprise explique également un score qui pourrait progresser davantage".

L’amélioration de la note et du classement hexagonal, dans la 16ème édition du rapport annuel Mercer sur les systèmes de retraite à travers le monde, est d’autant plus remarquable qu’elle se produit alors que le rapport met en exergue que "l’augmentation de la longévité, les taux d’intérêt élevés ainsi que la hausse du coût des soins ont par ailleurs exercé une pression accrue sur les budgets des gouvernements pour soutenir les programmes de retraite, ce qui a entraîné une légère baisse des scores cette année dans l’ensemble ".

 

Nœud gordien

 

Un changement qui s’impose selon Mercer et ce, puisqu’où qu’on soit situé, "les systèmes de retraite s’éloignent de plus en plus des régimes à prestations définies pour passer à des régimes à cotisations définies". Une des problématiques de ce nouveau paradigme est qu’il y aura de plus en plus de "nouveaux défis en matière de planification financière, qui pèsent directement sur les épaules des retraités de demain".

Pas de recette miracle pourtant, David Knox, auteur principal du rapport et Senior Partner chez Mercer, pointe que "les régimes à cotisations définies offrent plus de souplesse et de choix que les régimes à prestations définies traditionnels, mais ils peuvent être moins lisibles pour les retraités et, par conséquent, le résultat final n’est souvent pas optimisé ". Au-delà du déficit de connaissance sur la question, l’Hexagone a d’autres défis à trancher. Le Conseil d’orientation des retraites soulignait cette année que le système de retraite n’allait pas éternellement être excédentaire. Manon Carlési évoque quant à elle des régimes légaux restant très peu flexibles en France, en ce qui concerne " les choix pouvant être fait par les salariés du privé pour leur avenir, puisque l’ensemble du revenu est soumis à cotisation et génère donc des droits au titre de la retraite de base et complémentaire".

 

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