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Macro-économie / Taux / COR / conseil d'orientation des retraites / Retraite

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COR / conseil d'orientation des retraites / Retraite

Court répit pour les retraites

Le très attendu rapport annuel du conseil d'orientation des retraites vient d'être publié et donne du grain à moudre tant aux partisans d'une réforme du système actuel qu'à ceux qui souhaitent son maintien.
Retraités français. Eric TSCHAEN/REA
Retraités français. Eric TSCHAEN/REA

Alors que le gouvernement vient de désarçonner le patronat en se refusant à déployer dès 2023 l'ensemble des réductions d'impôts de production promises, voilà que le Conseil d'orientation des retraites (COR) publie son rapport annuel. Cette publication ne manque pas de faire réagir et ce d'autant plus que l'institution nous rappelle qu'il ne lui revient pas "de se positionner sur le choix du dimensionnement du système de retraite" ou encore qu'il "est parfaitement légitime de défendre que ces niveaux sont trop ou pas assez élevés".

De fait les projections du COR ont été presque qu'immédiatement reprises par la majorité présidentielle. Notamment par la voix d'Olivier Dussopt, ministre du Travail, qui, interrogé sur la possibilité de changer le système de retraite, a immédiatement répondu que "cette réforme est essentielle" alors que "le système de retraite n'est pas équilibré financièrement". Il s'empare de la récente publication pour le justifier, arguant que "le Conseil d'orientation des retraites (COR) évoque un déficit dès 2023".

 

Courte durée

 

L'organisme créé au début du siècle s'attend effectivement à ce qu'après "avoir enregistré des excédents en 2021 et 2022, le système de retraite serait déficitaire en moyenne sur les 25 prochaines années". Au vu des éléments dont dispose le conseil, il est d'avis que "sur les 25 prochaines années, le système de retraite serait en moyenne déficitaire, quels que soient la convention et le scénario retenus." L'excédent de 900 millions d'euros enregistrés l'an passé et celui de 3,2 milliards d'euros attendu en 2022. seraient finalement des épiphénomènes dus avant tout à des causes exceptionnelles tel que le rebond de l’activité après le difficile épisode de la pandémie.

Au vu de ces données sur la situation future, on est en droit de s'inquiéter de l'avenir du système actuel. Néanmoins aucun élément n'est bien entendu donné par le COR pour envisager une réforme, ce n'est en aucun son rôle et il souligne que les projections réalisées par ses soins "n’intègrent pas de réforme qui ne serait pas encore votée". L'opposition parlementaire compte bien entraver autant que possible cette réforme, certaines voix à gauche de l'échiquier politique réclamant en priorité une hausse des pensions.

 

L'horizon

 

Le rapport se défausse néanmoins largement sur les questions de long terme évoquant une évolution du régime qui "dépendra notamment étroitement de celle de la situation internationale ainsi que celle de la situation sanitaire". L'analyse de la situation du modèle hexagonal à plus long terme apporte une légère touche d'espoir puisque "de 2032 jusqu’à 2070, malgré le vieillissement progressif de la population française la part des dépenses de retraite dans la richesse nationale serait stable ou en diminution". En partie grâce à un niveau de vie des retraites qui devrait stagner.

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