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Macro-économie / Taux
Cabinet Arc / PGE
Des mauvais augures qui continuent à planer sur l’économie française / Les TPE et PME hexagonales sont pessimistes depuis de longs mois
Des mesures exceptionnelles d’aides qui s’estompent en France et des TPE et PME qui trinquent. Nous nous faisions l’écho récemment d’un effet de rattrapage du quoi qu’il en coûte, touchant particulièrement les TPE et PME hexagonales. Denis Le Bossé, Président du Cabinet ARC, dépeint également à WanSquare une situation pour le moins sombre avec des "entreprises qui sont sous capitalisées, dans un contexte d’activité morose pour de nombreux secteurs, cela me conduit à penser qu’on est encore dans une phase haussière pour les défaillances d’entreprises".
Il nous relate notamment constater au quotidien que "les recouvrements de l’URSSAF ont repris et qu’il y a aujourd’hui une accumulation de dette sociale et fiscale". Pour autant la situation est compréhensible d’un point de vue des politiques publiques, puisqu’on " ne pouvait pas protéger les entreprises éternellement ; celles qui ont du cash aujourd’hui vivent bien".
Passer la vague
Il semble bel et bien que la quasi-moitié des entreprises, interrogées par le Cabinet ARC en début d’année, à estimer que le rééchelonnement des PGE ne permettra pas de réduire le nombre de dépôts de bilan, aient eu raison. Le président du Cabinet ARC estime que "cette vague de dépôts de bilan s’atténuera en 2025, notamment lorsque l’accumulation de dette fiscale, sociale et locative aura été résorbée ".
Chez le spécialiste du recouvrement de créances, on souligne aujourd’hui que "tous les PGE de ‘confort’ ont été remboursés et que plus on avance dans le remboursement des PGE de nécessité, plus on aura des entreprises proches de déposer le bilan", on fait état d’une certaine confiance dans les interlocuteurs politiques. Denis Le Bossé confie à WanSquare que ces derniers restent globalement les mêmes, et que malgré l’agitation hexagonale, il a bon espoir de les voir mener à bien des travaux de premier plan, parmi lesquels la notation des délais de paiements. "Si aujourd’hui on a publiquement les informations sur la solvabilité d’une entreprise, on ne peut toujours pas savoir s’il s’agit d’une bonne élève en matière de respect des échéances".
Long cours
Cette mesure soutenue de longue date par le Cabinet ARC et qui avait intéressé en son temps Bruno Le Maire, alors ministre de l’Economie a toujours les faveurs des entreprises, puisque 80 % d’entre elles plébiscitent sa mise en place. Pour l’heure, elles font "le maximum pour sécuriser le cash que ce soit par des réorganisations en interne de la gestion des postes clients ou bien malheureusement en ayant recours à l’affacturage ". Une pratique coûteuse, qu’il croise pourtant régulièrement dans son quotidien, puisque pour les PME et TPE il s’agit souvent du dernier levier à actionner. Il l’assimile de son côté "au crédit revolving du particulier".
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