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Planisware / chiffre d'affaires
Planisware fait preuve d’un peu plus de prudence pour son activité en 2024 / Malgré un pipeline commercial record et une marge qui ne devrait pas s'en retrouver pénalisée
La préparation d’une introduction en Bourse (IPO) nécessite d’être précis sur ses objectifs. Planisware, qui avait lancé une première fois son IPO en octobre 2023 avant de s’installer, pour de bon, sur Euronext Paris en avril dernier, avait donc détaillé ses prévisions pour l’exercice 2024 il y a maintenant plus d’un an. L’environnement économique a cependant depuis évolué.
Et c’est dans ce contexte que l’éditeur de logiciels dédiés à la gestion de projets pour entreprises a donc choisi de réviser, à la baisse, ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires pour l’exercice en cours. "Compte tenu de l’incertitude sur le calendrier de clôture des signatures décalées et du démarrage de certains contrats, nous adoptons une attitude prudente pour la fin de l’année", a expliqué Loïc Sautour, le directeur général de Planisware, à l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires du troisième trimestre.
Un ajustement qui reste mesuré, puisque les revenus du groupe sont désormais attendus en hausse de 17 % à 18 % sur un an, contre une croissance de l'ordre de 19,5 % auparavant. Sauf qu'à la Bourse de Paris, le titre de l’entreprise semble bel et bien en avoir pâti : il s’affiche cet après-midi en recul de plus de 10 %. Mais en termes de rentabilité, Planisware ne devrait pas se retrouver pénalisé par l’attentisme de ses clients. La marge d’Ebitda ajusté annuelle a quant à elle été révisée à la hausse, de 33 % à 34 %, grâce à l’évolution du mix d’activités et de l’amélioration de la productivité. Le ratio de conversion en trésorerie d’environ 80 % a lui aussi été confirmé.
Ceci n’empêche pas cela
L’allongement des prises de décision des clients n’a d’ailleurs pas empêché le pipeline commercial du groupe d’atteindre un nouveau record. Pour mémoire, Planisware propose en effet des solutions logicielles aux entreprises afin de soutenir (entre autres) l’organisation, la conception, ou la planification de leurs projets, programmes et produits. Un positionnement sur un secteur florissant, celui de l’économie de projet, permettant à Planisware de profiter de grandes tendances de fond. Il y a l’innovation, la transition énergétique ou encore l’automatisation… autant de mouvements qui poussent à entreprendre de nouveaux projets et donc à recourir aux produits du groupe.
"Cette dynamique pose les jalons de la réalisation de notre ambition : être l’accélérateur de l’économie du projet et le premier fournisseur de solutions logicielles multi-spécialisées de gestion de projets et de portefeuilles ", assure effectivement Loïc Sautour. Et de fait, malgré une prudence quelque peu renforcée d’ici à la fin de l’année, l’entreprise a en tout cas continué à profiter de la bonne santé de son secteur de juillet à septembre. Au titre du troisième trimestre, le chiffre d’affaires du groupe a atteint 47 millions d’euros, en hausse de 18,7 % à taux de change constants.
Une progression légèrement plus faible que prévu, en raison de l’allongement des cycles de vente depuis la fin de l’été, des inquiétudes liées au contexte politique français, ou des difficultés observées dans certains marchés verticaux de Planisware pourtant clés, à l’instar de celui de l’automobile, regrette Loïc Sautour.
Le modèle Saas [Software as a service] de l’entreprise a néanmoins prouvé sa pertinence. Non seulement il permet d’aller chercher de nouveaux clients, mais également d’étendre des contrats installés grâce à l’ajout de nouvelles fonctionnalités sur les licences de logiciels déjà vendues. Et de fait, la croissance des revenus de Planisware a été principalement portée par le succès de sa plateforme Saas, leader sur son marché. Les revenus récurrents de Planisware représentent en effet 41,4 millions d’euros, soit 88 % du chiffre d’affaires total. Ils sont quant à eux en progression de 21,2 % à taux de change constants.
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