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Publications, Résultats / Stellantis / chiffre d'affaires / actionnaires

Publications, Résultats
Stellantis / chiffre d'affaires / actionnaires

Entre déclin des revenus et réduction des stocks, Stellantis conclut un trimestre chahuté / Une publication préparée avec quelques signaux d'amélioration qui se dessinent

La publication trimestrielle du constructeur automobile a confirmé les mauvaises nouvelles qui s'étaient enchaînées ces derniers temps. Les revenus du groupe restent plombés par ses difficultés nord-américaines et par un contexte de marché défavorable, notamment en Europe. Ce qui l'avait conduit à réviser drastiquement ses prévisions financières pour 2024. Alors que les réductions de stocks se poursuivent plus rapidement que prévu aux États-Unis et que l’accueil réservé aux nouveaux produits semble favorable, le plus dur pourrait donc être derrière Stellantis, qui veut croire que ces progrès porteront leurs fruits en 2025. 
Carlos Tavares (Photo by Marco Bertorello / AFP)
Carlos Tavares (Photo by Marco Bertorello / AFP)

Pas de surprise, donc pas de déception ? Stellantis avait préparé le terrain avant sa publication trimestrielle révélée ce jeudi. Et depuis l’ouverture de la séance à la Bourse de Paris, son titre s’affiche dans le vert, gagnant même 2,5 % en fin de matinée. Le constructeur automobile a pourtant fait état d’un chiffre d’affaires en net recul. Ses revenus ont chuté de 27 % sur un an, à 33 milliards d’euros. La dynamique est particulièrement pesante en Amérique du Nord, où ils ont même décroché de 42 %, pour des ventes en baisse de 36 %. 

De fait, comme cela avait déjà été communiqué, les ventes consolidées du groupe ont reculé de 20 % sur un an puisque le troisième trimestre a été jalonné de facteurs défavorables. Embourbé dans des difficultés aux États-Unis (et dans une moindre mesure en Europe), le groupe dirigé par Carlos Tavares a poursuivi la réduction de ses stocks outre-Atlantique et interrompu la production sur plusieurs modèles dans le cadre d’une évolution de son offre. Le tout, en restant soumis à un environnement de marché difficile, également, en Europe.

"Bien que les résultats du troisième trimestre 2024 soient inférieurs à notre potentiel, je suis satisfait des progrès dans la résolution des problèmes opérationnels, notamment en ce qui concerne les stocks aux États-Unis qui ont été sensiblement réduits et sont en bonne voie pour atteindre les objectifs de fin d’année, ainsi que des premiers progrès encourageants en matière de stabilisation de la part de marché aux États-Unis", a néanmoins assuré le nouveau directeur financier de Stellantis, Doug Ostermann.

 

La lumière au bout du tunnel

 

Alors le groupe veut croire à un avenir plus radieux. Déjà, le niveau de stocks des concessionnaires américains – "une priorité majeure", veut souligner Stellantis - a été réduit de plus de 80 000 unités à la fin du mois d’octobre, s’inscrivant ainsi en bonne voie pour atteindre l’objectif de baisse de 100 000 unités dès la fin du mois de novembre. Carlos Tavares l’avait aussi précédemment garanti : les embûches opérationnelles nord-américaines devraient être résolues d’ici la fin de l’année. D’autant que l’accueil réservé aux nouveaux produits lancés (comme la nouvelle Peugeot 3008, Citroën C3 ou bien le lancement européen de Leapmotor) semble favorable. "En Europe, les exigences strictes en matière de qualité ont retardé le lancement de certains produits à fort volume, mais avec les progrès réalisés pour surmonter ces écueils, nous bénéficierons bientôt de l’impact considérablement élargi que notre nouvelle génération de produits apportera pour 2025 et au-delà", poursuit le directeur financier.

De quoi, pour le groupe, réitérer ses prévisions pour l’année 2024. Même si elles n’ont plus rien à voir avec celles qui avaient été communiquées au début de l’exercice. Pour mémoire, Stellantis a sévèrement révisé ses objectifs pour 2024 à la baisse à la fin du mois de septembre. Si des signes précurseurs avaient pu se dessiner, leur ampleur avait jeté un froid à la Bourse de Paris. Désormais, le constructeur s’attend à ce que sa marge opérationnelle courante se situe dans une fourchette de 5,5 % à 7 % sur l’année, contre un indicateur à deux chiffres précédemment visé. Le free cash-flow industriel, qui était quant à lui attendu positif, devrait plonger dans un intervalle négatif de 5 à 10 milliards d’euros.

La communauté financière sait au moins à quoi s’attendre d’ici à la publication annuelle de Stellantis. Quid des actionnaires du groupe, habitués à une politique de redistribution favorable ? Le programme de rachat d’actions de 3 milliards d’euros a été achevé en octobre, restituant ainsi un total de 7,7 milliards d’euros aux actionnaires en 2024, souligne le constructeur. Mais Stellantis de prévenir : "La poursuite d’une politique de rémunération du capital cohérente impliquera le calibrage des dividendes et des rachats d’actions au début de l’année 2025".

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