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La baisse des prix de l’énergie ne fait pas dévier Veolia de ses ambitions / Des boosters qui assument parfaitement leur rôle de relais de croissance
Les trimestres passent et Veolia continue à tracer sa route. A fin septembre, le groupe dirigé par Estelle Brachlianoff a vu ses revenus croître sur un an de 5,1 % (hors prix de l’énergie qui impactent majoritairement l’Europe hors France), à 32,543 milliards d’euros, dont + 6,7 % pour le seul troisième trimestre. A périmètre et change constants il augmente de 1,7 % et est en progression sur l’ensemble des segments opérationnels. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ressort lui en hausse de 5,6 %, à près de 4,93 milliards d’euros, soit parfaitement en ligne avec sa fourchette cible de + 5 à + 6 %, et dégageant ainsi une marge à 15,2 % (contre 14,5 % un an plus tôt). Le résultat opérationnel (Ebit) courant s’est établi à 2,6 milliards d’euros, contre 2,52 milliards d’euros un an plus tôt, représentant une progression sur un an de 6,4 % à périmètre et taux de change constants. "Portés par une croissance soutenue et une solide performance opérationnelle, nos résultats témoignent de la robustesse de notre modèle de création de valeur et de notre capacité à avancer avec agilité, même dans un environnement incertain. La croissance de notre EBITDA et l’amélioration continue de notre marge sont en ligne avec les objectifs du plan GreenUP et confirment le bon choix de nos orientations stratégiques", s’est félicitée Estelle Brachlianoff, qui a confirmé les objectifs 2024 de l’entreprise (à savoir notamment une solide croissance organique du chiffre d’affaires et un résultat net courant part du groupe supérieur à 1,5 milliard d’euros notamment) comme les perspectives du plan GreenUP.
Il faut dire aussi que la performance de Veolia continue de s’appuyer sur ses fameux "boosters" de croissance (énergie, technologies de l’eau et traitement de déchets dangereux), présentés en début d’année. Ces activités ayant vu leur chiffre d’affaires croître de 6,9 % depuis le début de l’année à fin septembre, les activités socles (contrats municipaux de distribution, traitement de l’eau, etc) ont, elles, progressé de 4,4 % par rapport à la même période l’année dernière. Une réussite qui a convaincu, pour mémoire, Veolia de lancer, le mois dernier, sa nouvelle offre BeyondPFAS dans la lutte contre les micropolluants, et en particulier les PFAS, dont l’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros d’ici 2030.
A cette dynamique s’est ajouté un pilotage opérationnel strict, ce qui a permis au groupe d’avancer plus vite que prévu sur son plan de synergies avec 411 millions d’euros de synergies cumulées au 30 septembre, sur un plan total de 500 millions d’euros à horizon 2025. De quoi décider le géant mondial à relever son objectif annuel de synergies cumulées à plus de 430 millions d’euros en fin d’année.
A noter qu’en marge de la présentation de son chiffre d’affaires sur neuf mois, Veolia a fait savoir ce mardi qu’il allait investir 30 millions d’euros (s’engageant ainsi aux côtés de Bpifrance et le Crédit Mutuel Alliance Fédérale pour ce premier closing) dans le fonds de capital-risque, Axeleo Green Tech, dédié au financement de la première usine des start-ups industrielles de la transformation écologique en Europe. Ce fonds vise à lever 250 millions d’euros, et doit offrir un soutien décisif à une vingtaine d’entreprises développant des technologies innovantes dans des secteurs stratégiques essentiels tels que l’énergie, la chimie, l’agriculture ou la mobilité. "En plus de la participation financière, Veolia mettra en œuvre son expertise industrielle dans les secteurs de l’eau, des déchets et de l’énergie locale, afin d’accélérer l’identification d’entreprises innovantes en cours d’industrialisation", a fait savoir le groupe. Un engagement qui s’inscrit dans le plan GreenUP, qui porte l’ambition d’investir 200 millions d’euros dans des démonstrateurs industriels ou dans l’acquisition de nouvelles technologies.
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