Macro-économie / Taux / Donald Trump / SEC / Administration / Elon Musk
Macro-économie / Taux
Donald Trump / SEC / Administration / Elon Musk
L’administration Trump commence à prendre forme / Le futur patron de la SEC est encore inconnu
C’est peu dire que Donald Trump n’apprécie pas les infidélités. Deux des rouages essentiels de son administration lors de son premier mandant en seront écartés cette fois-ci. Il s’agit de son ancienne ambassadrice à l’ONU Nikki Haley et de son ancien secrétaire d’État Mike Pompeo. Les deux payent leurs critiques de ces dernières années et leur volte-face pour le candidat républicain ne les a pas sauvés.
A contrario ce sont des fidèles de longue date qui sont annoncés à des postes clés. C’est notamment le cas d’Élise Stefanik, cette représentante de l’État de New York a défendu avec virulence Donald Trump notamment depuis la procédure en destitution de 2019. Le futur locataire de la Maison Blanche a annoncé qu’elle serait la prochaine ambassadrice des États-Unis à l’ONU, une institution qu’elle avait récemment accusé de "croupir dans l’antisémitisme".
Fidèle parmi les fidèles
Un autre ancien représentant de l’État de New York a quant à lui été annoncé à la tête de la puissante Agence de protection de l’environnement, un domaine dans lequel le vainqueur de la présidentielle a fait preuve de scepticisme par rapport au changement climatique. Pour l’heure celui qui est avocat a annoncé qu’il allait travailler à " restaurer la prédominance énergétique des États-Unis, revitaliser notre industrie automobile pour ramener des emplois aux Américains, et faire des États-Unis le leader mondial de l’intelligence artificielle". En attendant de voir s’il décide de revenir sur des choix posés par Joe Biden, il annonce ériger en priorité le fait de préserver un accès à une eau et un air qui soient propres.
L’ancienne administration Trump ne disparaît pas pour autant totalement avec le retour de Tom Homan. Cet ancien policier avait déjà été directeur des services de l’immigration durant plus d’un an lors du premier mandat de Donald Trump. Il aura la charge de mener à bien la promesse de Donald Trump concernant les expulsions de migrants illégaux. Stephen Miller devrait quant à lui occuper le poste de chef adjoint de cabinet pour les politiques, un signe supplémentaire de l’importance accordée à l’immigration puisque ce fidèle avait été très impliqué sur la question de 2017 à 2021.
La question Musk
La nomination d’Elon Musk, à la tête d’un nouveau ministère de "l’efficacité gouvernementale", ne récompense quant à elle pas un fidèle, néanmoins elle est sans doute l’une des nominations les plus lourdes en conséquence. L’implication physique et financière sans faille de l’entrepreneur durant la campagne ne lie pas seulement sa personne au destin du président élu. Ses entreprises le sont également et leur cours a très largement profité de la victoire de Donald Trump. Ce qui pose la question de leur volatilité dans les prochains mois.
Alexandre Hezez, stratégiste du groupe Richelieu, nous confie que la place d’Elon Musk est toute particulière au sein d’un organigramme très virulent envers l’Empire du Milieu et ce en raison "de ses liens économiques avec la Chine, il faut se rappeler que la plus grosse usine de Tesla se trouve à Shanghai et qu’il s’agit de son deuxième plus gros marché en termes de ventes". Il est en effet difficile d’imaginer qu’il laissera se mettre en place une guerre commerciale entre les deux rives du Pacifique sans ciller.
Dérégulation
Le sort de Gary Gensler, patron de la SEC, semble quant à lui acté au vu des nombreuses diatribes de Donald Trump à son encontre. Accusé d’empêcher l’innovation sur les cryptoactifs, celui qui avait été nommé par Joe Biden devrait faire ses bagages très prochainement. Marion Labouré, économiste chez Deutsche Bank, arguant que le poids de l’industrie crypto a été conséquent dans cette campagne, les entreprises du secteur ayant pesé pour "plus de 40 % des dons politiques faits par les entreprises au cours de la campagne". Il lui semble dès lors logique qu’il soit donc "appelé à devenir une voix de plus en plus influente dans les discussions politiques".
Chez Deutsche Bank on se souvient également que Donald Trump a "émis l’idée que le bitcoin pourrait être ajouté aux réserves (américaines ndlr)". Le vent de la dérégulation des cryptoactifs se fait dans tous les cas sentir, Alexandre Hezez confie à WanSquare qu’il constate que " les acteurs américains s’y sont préparés, peut-être plus que ceux européens, tout particulièrement les banques et ils ne manqueront pas d’en profiter dès que des réformes seront actées".
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

