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Eiffage / Eiffage Energie Systèmes / Autoroutes / concessions / taxe sur les infrastructures de transport
Eiffage toujours mieux épaulé par sa branche liée aux énergies / La visibilité est aussi au rendez-vous grâce à un carnet de commandes fourni
Eiffage peut décidément compter sur ses activités énergétiques. Le groupe dirigé par Benoît de Ruffray a enregistré sur les neuf premiers mois de 2024 un chiffre d’affaires de 16,9 milliards d’euros, en croissance de 6,8 % à données réelles. Une progression traduisant une dynamique comparable dans ses deux branches d’activité, soit les travaux et les concessions, dont les revenus sont respectivement en hausse de 7 % et 6,1 %.
Et au sein de la première, qui couvre 14 milliards d’euros du chiffre d’affaires, la filiale "Énergie Systèmes" fait donc tout particulièrement figure de moteur. Cette spécialiste des systèmes et des équipements en génie électrique, industriel, climatique ou énergétique, de leur conception à leur maintenance, a en effet vu ses revenus bondir de près de 21 %, à 5 milliards d’euros.
Plusieurs explications à cela, souligne Eiffage. Si l’activité a été au rendez-vous dans l’ensemble des zones géographiques, en Europe (hors de France) la progression s’affiche même à 47,9 %. Le phasage de certains projets photovoltaïques ainsi que la bonne santé de l’Espagne auront porté la croissance organique, tandis que les nombreuses acquisitions signées dans cette branche portent aussi leurs fruits. Car depuis janvier 2024, Eiffage intègre par exemple dans ses comptes celle de Salvia en Allemagne ou bien celle de Van Den Pol aux Pays-Bas. Un soutien appelé à grandir, au regard des multiples autres opérations de ce type réalisées par Eiffage dans la branche d’Énergie Systèmes. Au seul titre de l’année 2023, elles étaient au nombre de 11, et le groupe a finalisé le rachat d'EQOS après la clôture du trimestre. D’autant que le groupe bénéficie d’une certaine visibilité, alors que le carnet de commandes de sa filiale s’affiche, à fin septembre, à 7,8 milliards d’euros. Soit une progression de 31 % sur un an.
Des contrats importants
Le dynamisme d’Énergie Systèmes apparaît d’autant plus opportun qu’il permet de venir compenser la faiblesse des activités de construction du groupe. Rien de trop étonnant, dans la mesure où la crise du secteur pèse logiquement sur ses performances. Le chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros a reculé de 11,8 %, notamment sous le poids d’une sous-division immobilier ayant même rencontré un recul de 24 %.
Ceci n’occultant pas une lueur d’espoir. Les réservations en matière de commercialisation de logements ont légèrement grimpé par rapport à la fin du mois de septembre 2023, tandis que la signature d’un grand projet tertiaire pour le ministère de l’Intérieur et des outre-mer a permis au carnet de commandes de grimper de 17 %.
Enfin, dernière sous-division des activités de travaux : celle des infrastructures, ayant quant à elles profité de grands projets en Europe, comme une ligne à grande vitesse au Royaume-Uni, des autoroutes en Norvège ou en Allemagne, ainsi que d’éolien offshore. Le carnet de commandes, lui, est de nouveau au beau fixe. "Outre les deux contrats majeurs remportés fin 2023 (travaux de génie civil des deux premiers réacteurs de type EPR2 de Penly et conception-réalisation d’un tronçon de la ligne 15 Est du Grand Paris Express), Eiffage Génie Civil a affermi et inscrit dans son carnet de commandes au 3e trimestre le lot 1 du tunnel de base de la liaison ferroviaire Lyon-Turin (0,6 milliard d’euros)", se félicite Eiffage.
Zones floues
En tout et pour tout, Eiffage profite donc d’une visibilité certaine : son carnet de commandes, à 28,8 milliards d’euros, a progressé de 47 % sur un an. Il représente ainsi plus de 18 mois d’activité. De quoi pousser Eiffage à confirmer de nouveau ses prévisions de performance opérationnelle pour 2024. L’augmentation de l’activité devrait être soutenue tant dans les travaux que les concessions. "En travaux, elle sera toutefois moins soutenue dans sa dynamique organique qu’en 2023 et différenciée selon les métiers, dans une démarche toujours sélective de prise d’affaires. Elle bénéficiera en outre de l’apport des croissances externes d’Eiffage Énergie Systèmes en Europe", précise le groupe.
Le résultat opérationnel courant devrait lui aussi être porté par une hausse de la marge d’Énergie Systèmes. Mais à l’inverse, du côté des concessions et comme ses homologues, Eiffage anticipe que la nouvelle taxe sur les infrastructures de transport de longue distance viendra "significativement" pénaliser les résultats.
"Dans ces conditions, Eiffage anticipe un résultat net part du groupe du même ordre qu’en 2023, à fiscalité constante de l’impôt sur les sociétés. Cela ne prend pas en compte la surtaxe à l’impôt sur les sociétés des grandes entreprises en France, telle que figurant dans le projet de loi de finances 2025. Appliquée au résultat de l’exercice 2023, cette surtaxe aurait diminué le résultat net part du groupe d’environ 135 millions d’euros", prévient Eiffage.
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