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Finances publiques / France / commission européenne

Bruxelles ne croit pas que la France atteindra 5 % de déficit public en 2025 / L'impact récessif de son budget serait sous-estimé

Bruxelles estime que le déficit public hexagonal devrait s’établir à 5,3 % en 2025, soit près de 10 milliards d’euros de plus que ce que prévoit l’exécutif dans le projet de loi de finances. Jugeant “considérable” l’ajustement budgétaire français, la Commission européenne, estime qu’il pèsera sur la croissance, de sorte qu’elle s’établirait à 0,8 %, contre 1,1 % escompté par le gouvernement.
Michel Barnier, Premier ministre de la France et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne - DURSUN AYDEMIR ANADOLU Anadolu via AFP
Michel Barnier, Premier ministre de la France et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne - DURSUN AYDEMIR ANADOLU Anadolu via AFP

Malgré un ajustement sensible, la France pourrait ne pas être en mesure d’atteindre ses objectifs en matière de réduction du déficit public. Alors qu’il devrait s’établir à 6,1 % cette année, la Commission européenne juge qu’il s’affichera à 5,3 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2025 (elle anticipe 6,2 % en 2024) tandis que le gouvernement prévoit 5 % dans le projet de loi de finances (PLF 2025), ce à l’aide d’un effort de 30 milliards d’euros en recettes nouvelles et d’une vingtaine de milliards d’euros en dépenses (mesuré en termes d'effort structurel primaire).

Alors que la France a été placée cet été sous procédure de déficit public excessif par l’Union européenne, ce resserrement de la politique budgétaire est jugé “important” par Bruxelles. “Comme ces mesures devraient peser sur la croissance, elles devraient également peser sur les recettes fiscales cycliques en 2025”, fait toutefois remarquer la Commission européenne, qui prévoit en conséquence une augmentation du PIB de "seulement" 0,8 % l’an prochain, contre 1,1 % dans le PLF 2025. "L’investissement privé devrait rester modéré car la transmission d’une politique monétaire plus accommodante se fait avec un certain retard, tandis que l’incertitude économique et politique persiste. La consommation privée devrait être soutenue par la désinflation et l’augmentation des salaires réels", ajoute l’exécutif européen.

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui a la même prévision que Bruxelles sur la progression du PIB et à propos du déficit public en 2025, estime que l’effort budgétaire coûtera 0,9 point à la croissance hexagonale. Dans le détail, les mesures d’économies seraient deux fois plus récessives que les hausses de prélèvements obligatoires (PO), d’après l’organisme (effet multiplicateur de 0,8 contre 0,4 pour les PO). Pour mémoire, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) avait jugé "un peu élevée" la prévision de croissance pour 2025 du fait de l’ampleur du tour de vis budgétaire.

La Commission européenne estime que la dette publique devrait dépasser 115,3 % du PIB fin 2025 (près de 3340 milliards d’euros), contre 114,7 % selon ce qu’escompte le gouvernement.

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