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Macro-économie / Taux / Zone euro / activité économique

Macro-économie / Taux
Zone euro / activité économique

La zone euro connaîtrait une nette contraction de son activité / Elle s’établirait à un plus bas de dix mois

En novembre, l’activité économique privée de la zone euro aurait sensiblement reculé, d’après l’enquête mensuelle de S&P Global et Hamburg Commercial Bank auprès des directeurs d’achat (PMI). Jusqu’ici résistant, le secteur des services plongerait à son tour. 
Berlin - HANNES P ALBERT / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Berlin - HANNES P ALBERT / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

La conjoncture économique européenne se dégraderait de manière inattendue. L’activité économique privée de la zone euro se serait contractée, montre l’enquête mensuelle de S&P Global et Hamburg Commercial Bank auprès des directeurs d’achat (PMI). L’indice PMI Composite, calculé sur la base de sondages d’entreprises du secteur manufacturier et des services, est tombé à 48,1 points en novembre, contre 50 points en octobre (en-dessous de 50, l’activité est dite en recul), une valeur sur laquelle tablait le consensus pour ce mois-ci. C’est un plancher depuis dix mois. "Sur la base de la relation à long terme avec le Produit intérieur brut (PIB), cela indique sans équivoque une contraction de l'activité au quatrième trimestre, bien que l'enquête ait parfois sous-estimé la croissance au cours des deux dernières années", indique Andrew Kenningham, chef économiste chez Capital Economics.

Ainsi, l'indice PMI des services, qui avait jusqu’ici contrebalancé le recul continu du secteur manufacturier, est tombé de 51,6 points en octobre à 49,2 ce mois-ci, ce qui constitue là aussi un plus bas depuis 10 mois, et la première contraction depuis janvier. L'indice PMI manufacturier, lui, est passé de 46 points le mois dernier à 45,2 en novembre. 

L’évolution de la conjoncture de la zone euro pourrait difficilement être plus défavorable”, soutient Cyrus de la Rubia, chef économiste de la Hamburg Commercial Bank. “Cela n’a toutefois rien de surprenant au vu de la situation politique actuelle des deux principales économies de la région : le gouvernement français manque de stabilité tandis que des élections anticipées ont été annoncées en Allemagne. La récente élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis exacerbant en outre le climat d’incertitude, la faiblesse de la conjoncture économique n’a rien de surprenant : les entreprises sont contraintes de naviguer à vue”, justifie-t-il. 

Pour autant, le recul de l’activité dans le secteur des services surprend. “Le rebond de la consommation et de la demande de services que nous espérions sous l’effet de la baisse de l’inflation et de la hausse des salaires ne s’est pas produit”, souligne Cyrus de la Rubia, qui juge qu’une reprise prochaine de la croissance semble en outre peu probable, les baisses des nouvelles affaires et des affaires en cours s’étant accélérées par rapport à octobre. 

Le retour en territoire de contraction de l’activité globale s’est également accompagné d’un affaiblissement des perspectives d’activité à un an. La confiance des entreprises a en effet fortement reculé et affiché son plus faible niveau depuis septembre 2023, un état de fait qui refléterait principalement "un repli de l’optimisme à un creux de deux ans dans le secteur des services", selon l'enquête.

Dans le détail, "pour la première fois depuis quatre ans et demi, les entreprises françaises se sont dites pessimistes quant à une croissance de leur activité dans les douze prochains mois, alors qu’en Allemagne, la confiance s’est légèrement redressée par rapport à octobre. Dans le reste de la zone euro, les entreprises sont demeurées très optimistes quant à une hausse prochaine de leur activité, les perspectives de croissance s’étant néanmoins légèrement affaiblies au cours du mois".

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