Macro-économie / Taux / Etats-Unis / SEC / Gary Gensler / Paul Atkins / Donald Trump
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Etats-Unis / SEC / Gary Gensler / Paul Atkins / Donald Trump
Virage prononcé à la tête de la SEC / Donald Trump compte nommer Paul Atkins à sa tête
"Paul a fait la preuve de son orientation en faveur d’une régulation teintée de bon sens". Donald Trump, président élu des Etats-Unis, a détaillé ces dernières heures les raisons l’ayant poussé à choisir Paul Atkins pour prendre la tête de la Securities and Exchange Commission (SEC). Cet équivalent américain de l’Autorité des marchés financiers était à la recherche d’un nouveau patron, depuis que Gary Gensler a annoncé sa démission il y a quelques jours.
Un catalyseur de plus, s’il en faut encore un, pour le roi des cryptoactifs qu’est le Bitcoin dont la valeur a dépassé les 100 000 dollars ces dernières heures. Le média spécialisé américain Barron’s juge cette nomination comme en droite ligne avec l’arrivée de " fonctionnaires favorables aux crypto-monnaies à des postes clés dans la nouvelle administration ". Paul Atkins travaillait en effet pour un groupe de pression spécialisé dans les cryptomonnaies et remplacera un Gary Gensler, dépeint "comme un bourreau pour tout ce qui concerne la blockchain".
Revanche
De quoi logiquement contenter le secteur des cryptoactifs, Marion Labouré, économiste chez Deutsche Bank, relatant récemment qu’il avait été responsable de "plus de 40 % des dons politiques faits par les entreprises au cours de la campagne". Chez l’analyste John Plassard, travaillant pour le compte de Mirabaud, on considère que la hausse du cours du Bitcoin est liée à un choix suscitant "l’optimisme quant à un environnement réglementaire plus amical pour l’industrie des cryptomonnaies".
L’ambition affichée par Donald Trump de faire des Etats-Unis la superpuissance mondiale du Bitcoin prend en effet de plus en plus forme de jour en jour. Il a effectivement associé son choix à une conviction qu’il partage avec Paul Atkins, qui "reconnaît aussi que les actifs numériques sont cruciaux pour rendre l’Amérique encore plus grande qu’elle ne l’a jamais été". Cette nomination ne le déboussolera pas complètement puisqu’il a déjà œuvré à la SEC de 2002 à 2008 en la qualité de commissaire.
Dédiaboliser
Le Bitcoin a décidément le vent en poupe ces derniers jours, un décideur de premier plan qui considère l’actif avec circonspection vient de le comparer à l’or. Lui aussi nommé par Donald Trump, lors de son premier mandat, Jerome Powell a en effet profité du DealBook Summit organisé par le New York Times pour arguer que "c’est comme l’or, sauf que c’est virtuel, c’est numérique".
On ne s’attendait pas à ce que le patron de la Réserve fédérale aborde la question. Cependant loin de lui donner des lettres de noblesse, il s’est également montré clair sur le fait qu’il "ne s’agit pas d’un concurrent du dollar […] c’est en fait un concurrent de l’or, c’est ainsi que je le vois". Une prudence qu’on retrouve également dans son souhait que la santé et le bien-être des banques ne soient pas affectés négativement par leurs interactions avec de tels actifs.
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