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France : une activité qui résisterait malgré l’incertitude / La Banque de France prévoit une stabilité du PIB cet automne
L’activité économique française ne devrait pas reculer cet automne malgré un contexte hostile. D’après la Banque de France, le Produit intérieur brut (PIB) de l’Hexagone devrait stagner au cours du quatrième trimestre, après avoir progressé de 0,4% entre juillet et septembre. Pour arriver à cette estimation, l’institut d’émission s’est notamment appuyé sur son enquête menée auprès de 8500 entreprises ou établissements entre le 27 novembre et le 4 décembre. 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 novembre et le 4 décembre) 2333.
"L’activité se montre résiliente", a déclaré Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France, à l’occasion d’une conférence de presse. La Banque centrale estime que le PIB aurait même augmenté de 0,2% s’il n’y avait pas eu le contrecoup des Jeux Olympiques (JOP) qui ont influencé sensiblement à la hausse le chiffre du troisième trimestre (0,25 point de pourcentage).
Dans le détail, "hors contrecoup des JOP, la valeur ajoutée dans les services marchands progresserait ce trimestre, mais sur un rythme plus modéré qu’au trimestre précédent. La valeur ajoutée dans le secteur de l’énergie se tasserait, alors que celle dans l’industrie manufacturière serait en légère hausse, comme indiqué par la moyenne sur le trimestre des soldes de l’enquête mensuelle de conjoncture. Enfin, la construction connaîtrait un recul, toujours grevée par l’atonie de la construction neuve".
L'incertitude est très présente parmi les chefs d'entreprise interrogés, à tel point que l'indicateur construit par la Banque de France (analyse textuelle des commentaires des entreprises sondées) a atteint son niveau le plus haut niveau depuis deux ans dans le bâtiment et l'industrie (le dernier record date de la crise énergétique ayant suivi le déclenchement de l'invasion russe de l'Ukraine). "Les chefs d’entreprise mentionnent principalement le contexte de politique nationale comme facteur d’incertitude (politique économique et fiscale à venir)", indique la Banque centrale.
Si la prévision inscrite dans cette enquête mensuelle de conjoncture se réalisait pour le quatrième trimestre, alors la croissance annuelle du PIB en volume de la France s'établirait à 1,1%, soit ce qu'escompte la loi de finances de fin de gestion pour 2024. "Il faudra attendre lundi prochain pour que l'on fasse connaître nos nouvelles prévisions de croissance pour 2024, 2025, 2026 et 2027", a précisé Oliver Garnier.
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