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Sur les marchés
Planisware / IPO / sbf 120
Planisware intègre (déjà) le SBF 120 / Moins de huit mois après son IPO, l'éditeur de logiciels confirme le succès de sa trajectoire
Il vaut parfois mieux patienter quelque peu pour soigner son arrivée. Planisware, qui avait fait machine arrière sur son introduction en Bourse (IPO) avant de la relancer quelques mois après, vient d’en faire la démonstration. Moins de huit mois après s’être installé sur la cote parisienne, l’éditeur de logiciels pour entreprises, spécialiste de la gestion de projet, va intégrer l’indice SBF 120, ainsi que le CAC Mid 60. Une arrivée, intégrée à la clôture de la Bourse parisienne le vendredi 20 décembre et donc effective à son ouverture le lundi suivant, permise par la révision trimestrielle des indices opérée par Euronext et permettant donc au groupe de rejoindre les 120 valeurs les plus importantes de la place, en termes de liquidités et de capitalisation.
Juste cible
Cette première forme de consécration boursière est le résultat d’une trajectoire couronnée, jusqu’ici, de succès sur les marchés. Lors de son IPO à la mi-avril dernier, Planisware avait fixé son offre à un prix de 16 euros par action. Aujourd’hui, son titre s’échange autour de 27 euros, ce qui traduit une progression de près de 70 %, tandis que l’entreprise pèse plus d’1,9 milliard d’euros à la Bourse de Paris. Il faut dire qu’elle a effectivement de quoi susciter l’enthousiasme des investisseurs.
Planisware œuvre en effet au service de l’économie de projet, un secteur tout particulièrement florissant et soutenu par de grandes tendance de fond. La transition énergétique, multipliant les projets d’infrastructures, ou l’automatisation et la digitalisation poussent ses sociétés clientes à entreprendre toujours plus de projets. Et d’avoir donc besoin de solutions logicielles pour les organiser et les mener à bien. De bon augure pour Planisware, dont le modèle Saas (software as a service, ou location d’un logiciel hébergé) lui permet aussi de prospérer.
Les abonnements à la plateforme du groupe lui permettent par exemple de lui ouvrir un vaste champ de possibles sur le plan de la croissance : une fois vendus, les clients peuvent rajouter des modules ou des utilisateurs, accordant à Planisware la possibilité de se déployer plus encore. Lors de ses résultats annuels de 2023, le groupe avait fait savoir que son taux de rétention de clients (ils étaient alors plus de 500) était de 120 %. Tout ceci se traduit de plus dans les résultats de l’entreprise dirigée par Loïc Sautour.
Des marges au rendez-vous
Certes, l’allongement des prises de décision de sa clientèle, dans un contexte économique dégradé, a poussé au mois d’octobre le groupe à réviser légèrement son objectif de croissance du chiffre d’affaires pour l’année 2024, désormais attendue dans une fourchette de 17 % à 18 %, contre 19,5 % auparavant. Sur les neuf premiers mois de l’exercice 2024, l’entreprise avait néanmoins généré 133,6 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit une hausse de 19,3 % sur un an, intégrant 118 millions d’euros de revenus récurrents, de leur côté en progression de près de 23 %.
Si Planisware avait décidé de se montrer quelque peu plus prudent quant à la croissance de ses ventes au quatrième trimestre, cela ne l’avait pas empêché de se montrer plus optimiste au sujet de sa rentabilité. Son objectif de marge d’Ebitda ajusté avait alors été relevé de 33 % à 34 %, celui de ratio de conversion en trésorerie de 80 % est quant à lui resté confirmé.
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