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Politique monétaire / Mario Draghi / BCE

Politique monétaire
Mario Draghi / BCE

Draghi salue l'accord Trump-Juncker

A l'occasion de la conférence de presse post-réunion de politique monétaire, où Mario Draghi n'a pas annoncé grand chose de nouveau par rapport au mois de juin, le président de la BCE a estimé que l'accord commercial entre l'UE et Donald Trump était un pas dans la bonne direction.
Mario Draghi
Mario Draghi

Le président de la BCE n'a comme prévu pas annoncé grand chose de nouveau aujourd'hui par rapport à la dernière réunion de politique monétaire des gouverneurs, où il avait précisé le calendrier du tapering. Ainsi, les achats de titres seront bien maintenus jusque fin décembre 2018 (et passeront de 30 milliards à 15 milliards par mois à partir d'octobre) et les taux directeurs seront maintenus aux niveaux actuels au moins "jusqu'à l'été 2019". Mario Draghi n'a d'ailleurs pas donné plus d'explication concernant cette formulation "jusqu'à l'été", qui a donné lieu à beaucoup de supputations depuis mi-juin, en raison de traductions différentes selon les langues choisies. Les marchés ne pourront donc pas savoir pour le moment si les taux seront relevés au début, au cours de l'été ou à l'automne 2019. Mario Draghi devrait cependant les relever au moins une fois avant la fin de son mandat en octobre 2019 : "Nous ne pensons pas que Mario Draghi voudra rester dans les livres d'histoire comme le seul président de banque centrale à n'avoir jamais relevé les taux directeurs. Il aura deux occasions de le faire après l'été 2019", explique ainsi Carsten Brzeski, chef économiste chez ING. 

Mario Drahi a par ailleurs affirmé que les gouverneurs n'avaient pas discuté de la stratégie de réinvestissement des titres qui arriveront à échéance. Ils seront bien réinvestis dans des nouvelles obligations d'Etats de la zone euro, proportionnellement à la clef de répartition du capital de la BCE. Et ces réinvestissements dureront jusque bien après la fin des achats de titres, a répété le président. 

Si le chef de la BCE est par ailleurs resté optimiste concernant les perspectives d'inflation - qui devrait progressivement retourner vers 2% - et de croissance, il a cependant réaffirmé que le regain de protectionnisme et les tensions commerciales représentaient un risque effectif pour le Vieux Continent. A ce titre, Mario Draghi a salué l'accord commercial dévoilé hier soir par Donald Trump et Jean-Claude Juncker : "Il est encore trop tôt pour commenter le contenu exact de cet accord mais c'est un pas dans la bonne direction. Cela montre que la possibilité de mener des discussions commerciales dans un cadre multilatéral existe encore", a ainsi affirmé le président de la BCE. 

Pour rappel, les deux leaders ont en effet annoncé hier soir avoir conclu un "deal", qui permettrait de retirer toutes les barrières douanières et subventions pour les produits industriels hors automobiles. L'Europe en échange, s'est dite prête à accroître "massivement" (selon les propos de Donald Trump) ses importations de gaz naturel liquéfié et de soja américain. L'UE a par ailleurs accepté de discuter des normes réglementaires afin de faciliter l'accès des matériels médicaux sur le marché américain. En se félicitant de cet accord, Mario Drahi rejoint donc le rang des hommes publics européens optimistes quant à l'avenir des relations commerciales entre l'UE et les USA, la Chancelière allemande ayant elle aussi salué un deal "constructif pour l'Europe". A la différence du ministre de l'Economie français Bruno Le Maire, qui a estimé que le futur deal ne pourrait constituer un nouveau "grand accord" commercial type TTIP entre l'Europe et les USA. Et qui s'est montré relativement sceptique par rapport à l'accord d'hier soir, exigeant des clarifications sur les conditions exactes du deal. 

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