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Politique monétaire / Banque centrale chinoise / Yuan / Guerre commerciale

Politique monétaire
Banque centrale chinoise / Yuan / Guerre commerciale

La banque centrale chinoise tente de relancer la machine

Pour la 4ème fois depuis janvier, la PBoC a abaissé d'un point de pourcentage le taux de réserves obligatoires des banques. Motif : relancer le crédit, soutenir les entreprises et éviter que la guerre commerciale ne plombe l'économie.
Renminbi - Chine - monnaie chinoise
Renminbi - Chine - monnaie chinoise

Les autorités chinoises sont visiblement inquiètes du risque de ralentissement de leur économie, alors que la conflit commercial avec les États-Unis s'enlise, les autorités américaines ayant menacé de taxer l'ensemble des produits chinois d'ici la fin de l'année. Pour tenter de redonner un peu d'air au pays, la Banque centrale chinoise a donc annoncé aujourd'hui qu'elle réduirait le taux de réserves obligatoires des banques de 100 points de base d'ici mi-octobre. Ce qui devrait permettre de libérer autour de 1.200 milliards de yuans, dont 450 milliards seront utilisés pour pour rembourser des facilités de financement de moyen terme arrivant à échéance. 

C'est la quatrième fois depuis le début de l'année que les autorités monétaires du pays abaissent ce taux de réserve, dans le but de relancer le crédit et de soutenir les entreprises. "Cette décision fait partie d'un plan de défense des autorités via l'instrument monétaire, dans un contexte de ralentissement visible de l'économie, notamment au mois de septembre", explique ainsi Morgan Stanley dans une note sur le sujet. "Mais pour maintenir l'économie sur la voie d'un 'soft landing' alors que les tensions commerciales grandissent, il faudra des mesures d'assouplissement supplémentaires", poursuit la banque. Même son de cloche de la part de Klaus Baader, économiste à la Société Générale, "cette décision soulagera le pays un temps mais ne sera pas suffisante pour relancer une économie en plein ralentissement", affirme l'économiste. A ce titre, les chiffres des exportations chinoises pour le mois de septembre qui seront publiés cette semaine seront suivis de près par les marchés, pour connaître l'impact économique de la guerre commerciale sur le pays. Pour l'instant, le FMI prévoit que l'économie chinoise progressera de 6,6% cette année puis de 6,4% l'an prochain, contre 6,9% en 2017. Mais l'institution, qui publiera demain ses prévisions économiques mondiales révisées, pourrait avoir abaissé son scenario de croissance pour l'Empire du Milieu. 

Les bourses chinoises ont en tous cas entamé la semaine en baisse, après sept de jours de fermeture, inquiètes du signal envoyé par la Banque centrale du pays : le CSI300 a reculé de plus de 3% tandis que le Shanghai Composite a perdu 2,4%. Rappelons que les bourses chinoises ont très mal performé depuis le début de l'année en raison notamment du ralentissement de l'économie chinoise. L'indice Shanghai-A share a chuté de 15% depuis janvier, ce qui représente une capitalisation boursière de 7,9 trillions de yuans, soit 9,5% du PIB. La devise du pays a également reculé aujourd'hui, de 0,4% contre le dollar, après que la PBoC a abaissé le fixing au plus bas niveau depuis mai 2017.

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