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MSU : plus que deux candidats

Selon plusieurs médias, le Parlement européen retiendrait l'Irlandaise Sharon Donnery et l'Italien Andrea Enria. La candidature du Français Robert Ophèle aurait été écartée.
vote - Parlement européen
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Selon Reuters et le Financial Times, le Parlement européen aurait fait un premier choix sur le MSU aujourd’hui. L’Hémicycle du Vieux Continent aurait écarté la candidature du Français et patron de l’AMF, Robert Ophèle, pour succéder à Danièle Nouy à la tête du superviseur des banques de la zone euro. Ce qui laisserait la possibilité à l’Hexagone d’accéder à des postes européens, pour certains plus importants. Deux personnes auraient en revanche tiré leur épingle du jeu pour ce qui est du superviseur unique. Il s’agit de l'Irlandaise Sharon Donnery et de l'Italien Andrea Enria.

Quelle est la procédure ? La commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen a auditionné hier les trois candidats à la tête du MSU (mécanisme de supervision unique). Lequel cherche son deuxième patron. Les euro députés auraient transmis les noms de l’Irlandaise et de l’Italien à la BCE. Les membres du conseil des gouverneurs de la banque centrale voteront, à bulletins secrets, le 7 novembre. S’ensuivra une audition au Parlement européen. Avant que celui-ci n’approuve la nomination lors d’un scrutin en plénière en décembre.

Chaque candidat a des arguments en sa faveur. Sharon Donnery, numéro deux de la banque d’Irlande, serait la candidate favorite de la BCE, selon le FT. Qui précise qu’elle serait très appréciée à Berlin et dans certains pays d’Europe du Nord. Elle a également pour elle d’être une femme, à l’heure où les institutions européennes sont appelées à diversifier davantage les postes de direction. En revanche, la nomination de Sharon Donnery réduirait les chances de Philip Lane, gouverneur de la banque centrale irlandaise, de succéder à Peter Praet à la BCE. Un même pays pouvant difficilement être à la tête de plusieurs postes importants européens. Par ailleurs, les pays du Sud pourraient trouver à redire, étant donné la fermeté de l’Irlandaise au sujet des créances douteuses.

Pour sa part, Andrea Enria, président de l’Autorité bancaire européenne (ABE), a notamment l’expérience des stress-tests européens, en tant que régulateur. Andrea Enria n'aurait néanmoins pas été soutenu par le représentant au Parlement européen de la Ligue, le parti d'extrême droite actuellement au pouvoir en Italie, selon Reuters. "La Ligue a été très critique concernant la position d'Enria contre l'assouplissement des critères de distribution de crédit aux petites et moyennes entreprises", a indiqué l’une des sources.

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