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IPO / Sur les marchés / krach boursier / S&P 500 / Etats-Unis

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Sur les marchés / krach boursier / S&P 500 / Etats-Unis

Marchés : les analystes plus divisés que jamais

Alors que les marchés US avaient bien commencé la semaine, ils ont rapidement dévissé, précipités par les valeurs tech. Les stratégistes ont des avis très divergents, certains pointant les bons résultats trimestriels tandis que d’autres voient la correction se poursuivre.
Bull and bear - Bourse - marchés (hausse, baisse) - Francfort
Bull and bear - Bourse - marchés (hausse, baisse) - Francfort

C’est le même refrain depuis quelques jours. Après les bons chiffres de la croissance américaine vendredi – qui s’est établie à 3,5% au troisième trimestre – et des résultats trimestriels bien orientés, les marchés US ont ouvert en hausse, avant que le Dow Jones n’abandonne 900 points et tous ses gains dans la journée. La raison du jour : selon Bloomberg, les Etats-Unis pourraient prévoir un nouveau plan de tarifs douaniers si les discussions avec les autorités chinoises n’aboutissent pas. L’indice VIX a grimpé de 10% à 26, même s’il reste loin du dernier épisode de stress en février dernier, à 37. Mais une chose est sûre : les spécialistes de Wall Street se déchirent sur l’interprétation à donner aux conditions de marché actuelles.

D’un côté, les optimistes comme Goldman Sachs ou Crédit Suisse. La banque américaine a publié une note lundi dans laquelle le stratégiste David Kostin estime que "la correction récente intègre un ralentissement trop important de la croissance" et est "exagérée". S’il reconnaît que les résultats trimestriels et les conférences téléphoniques qui les accompagnent ont permis d’officialiser les craintes sur les hausses de taux, les tarifs douaniers ou l’essoufflement mondial, il juge que les fondamentaux économiques et de résultats porteront le rebond d’environ 8% du S&P 500 d’ici la fin de l’année. Sans compter les rachats d’actions bientôt en vue, qu’il a projetés à 1.000 milliards de dollars cette année.

De son côté, Jonathan Golub, stratégiste actions US de Crédit Suisse, annonce que "nous allons voir revenir chaque dollar, dès que la volatilité sera partie". Ce dernier se base aussi sur des publications trimestrielles particulièrement satisfaisante : les corporates ont annoncé des résultats en hausse de 22,5% sur un an, selon FactSet. Le spécialiste estime que les investisseurs se laissent envahir par "les risques de problèmes" et non de réelles préoccupations, dans une période de résultats qui est toujours plus volatile.

Mais pour d’autres, les problèmes sont plus profonds. Morgan Stanley offre ainsi un discours plus pessimiste : "Il y a de plus en plus d’indices que cela se transforme en marché baissier dans le contexte d’une bulle", selon Michael Wilson, chef stratégiste US de la banque. Pour lui, "les preuves s’installent et le message de Mr Marché est clair : le consensus des prévisions de résultats pour l’année prochaine est trop rose". Car un facteur est sous-évalué : la Fed, qui avec ses hausses de taux, assèche plus la liquidité que ce qu’anticipent la plupart des acteurs. "Nous ne pensons pas que les révoltes (des marchés ndlr) s’arrêteront tant que les banques centrales ne s’arrêtent pas ou ne montrent pas d’inquiétude". Or, entre les bons chiffres du PIB US et le besoin de se montrer apolitique, la Fed pourrait encore attendre 200 points de baisse du S&P 500 avant de réagir, selon Morgan Stanley.

Un avis partagé par Art Cashin, directeur des opérations floor d’UBS. "Je ne pense pas que le marché soit encore calmé", avait-il prédit en début de séance lundi, citant la défaite d’Angela Merkel et les mouvements de devises. Octobre est souvent synonyme de plancher, mais il faudra probablement attendre quelques séances supplémentaires car, comme il l’a rappelé, ce jour anniversaire de la crise de 1929 n’était pas propice à un regain de confiance des investisseurs.

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