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La BCE se charge de la politique RH d’une banque italienne
La Banque centrale européenne (BCE) a fait savoir dans un communiqué ce jour que “trois administrateurs temporaires” étaient maintenus pour dirigés Banca Carige, une décision nécessaire selon l’institution francfortoise après que que cinq membres de l’ancien conseil d’administration ont démissionné de la banque en faillite.
C’est une décision inédite que prend la BCE dans son histoire, pour “assurer la continuité et poursuivre les objectifs d’un plan stratégique”. Le président du conseil d’administration Pietro Modiano, le directeur général Fabio Innocenzi ainsi que Raffaele Lener, qui comptaient démissionner de leur fonctions aujourd’hui, devront remettre à plus tard leur initiative. Car ils se voient désormais obligés d’assurer leur fonction pour une durée maximale d’un an, renouvelable. Quant à l’autorité italienne des marchés financiers Consob, elle a indiqué la suspension de l’action Carige, qui ne vaut plus que 0,0015 centimes après avoir perdu 90 % de sa valeur en quatre vingt dix jours. Une évolution peu surprenante après qu’en octobre, l'agence de notation financière Fitch avait abaissé la note de la banque de B- à CCC+, avec une perspective négative, en soulignant qu'une faillite de l'établissement était "une possibilité réelle".
Parmi les missions assignées aux administrateurs temporaires, ils devront faire respecter les exigences réglementaires de Bâle III, et notamment en ce qui concerne les ratios de fonds propres dans le but d’éviter une épidémie systémique. Les titres d'autres banques italiennes chutent mercredi à la suite de cette nouvelle, et l'indice bancaire italien perdait 2,6% en milieu de matinée. Une bien mauvaise nouvelle pour l'Italie, dont le gouvernement populiste ne cesse de perdre en crédibilité.
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