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Macro-économie / Taux / Angela Merkel / Alstom-Siemens / Allemagne

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Angela Merkel / Alstom-Siemens / Allemagne

Alstom-Siemens : "la France et l'Allemagne veulent une nouvelle loi antitrust"

L'Allemagne semble avoir perdu son assurance. Les médias soulignent diverses sources d'inquiétudes : une baisse inattendue des commandes dans l'industrie, le veto à la fusion entre Alstom et Siemens ou encore le report du Brexit qui aurait également des conséquences sur les élections européennes…
Alstom
Alstom

"Préoccupation sur la conjoncture", prévient le Spiegel. "L'industrie allemande rapporte une baisse surprenante des commandes". "Nouveau frein pour l'économie allemande : alors que les experts s'attendaient à une légère augmentation des nouvelles commandes, en réalité, ces dernières sont tombées dans le rouge", détaille le site de l'hebdomadaire. Sur le mois de décembre, comparativement au mois précédent, l'industrie allemande a connu une baisse de 1,6 % de ses commandes, a annoncé mercredi le Bureau fédéral de la statistique. Les spécialistes misaient pourtant sur une hausse de 0,3 %.

La presse allemande revient également sur le veto de la Commission européenne à la fusion entre Alstom et Siemens. La Sueddeutsche Zeitung considère que la décision – pourtant attendue – est "un grand échec" à la fois pour les deux sociétés, mais aussi pour "les gouvernements allemand et français". Le quotidien s'intéresse désormais aux réactions des deux pays et explique notamment que "la France et l'Allemagne veulent une nouvelle loi antitrust". Les deux pays "cherchent à modifier le droit de la concurrence au sein de l'Union européenne après l'échec de la fusion entre les divisions ferroviaires de Siemens et d'Alstom. Le Maire souhaite que l'UE, à l'avenir, évalue le risque de position dominante à l'échelle mondiale et non seulement à l'échelle européenne. Même la commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, a déclaré : 'nous avons besoin de modifier nos règles de concurrence'", précise la Sueddeutsche Zeitung. Si le ministre Peter Altmaier s'inquiète diplomatiquement de la compétitivité des entreprises européennes, "Bruno Le Maire se montre moins diplomate", estimant qu'avec ce refus, 'la Commission européenne sert les intérêts industriels de la Chine'", note le quotidien.

Enfin, le Handelsblatt surveille toujours avec préoccupation le Brexit et ses conséquences. Le quotidien explique ainsi que "plus le conflit autour du Brexit durera longtemps, plus les élections européennes seront compliquées". "Les ministres britanniques discutent d'un report du Brexit. À Bruxelles, cela provoque de la nervosité : plus la sortie de l'UE sera retardée, plus les élections seront complexes". Avec une question centrale : les Britanniques doivent-ils participer au vote ? Si le Brexit est retardé, cela pourrait être le cas. De plus en plus de politiciens européens s'y opposent : "Pourquoi les Britanniques devraient-ils être représentés au Parlement et façonner l'avenir de l'UE s'ils ne veulent plus appartenir à la communauté ?", résume le Handelsblatt. Mais tout n'est pas aussi simple, "ce qui provoque de la nervosité à Bruxelles". Car le droit pencherait davantage pour une participation aux élections… Quels qu'en soient les soucis de légitimité du Parlement européen que cela soulèverait.

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