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Macro-économie / Taux / Fonds souverain norvégien / Immobilier

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Fonds souverain norvégien / Immobilier

Le fonds norvégien pourrait accroître ses participations dans les foncières françaises

Le fonds souverain a annoncé qu'il avait abaissé son objectif d'investissement dans la pierre, de 7 % à 3 % de son portefeuille, un niveau qu'il a déjà quasiment atteint. Il devrait désormais se recentrer sur l'immobilier côté et les foncières.
Fonds souverain norvégien
Fonds souverain norvégien

Fini les grosses acquisitions sur les Champs-Élysées ou dans les beaux quartiers parisiens ? Le fonds souverain norvégien a en tout cas annoncé qu'il avait réduit son objectif d'investissement dans la pierre, jusqu'alors situé à hauteur de 7 % de son portefeuille, à 3 % à 5 % maximum. Motif de ce revirement de stratégie, huit ans après avoir commencé à placer ses actifs dans l'immobilier ? La difficulté à trouver des acquisitions intéressantes depuis deux ans et la volonté de simplifier son approche dans le secteur. Sachant qu'au 30 septembre dernier, environ 2,7 % du portefeuille du fonds était investi dans l'immobilier côté et non côté, pour un montant d'environ 35 milliards de dollars (31 milliards d'euros), le fonds a déjà quasiment atteint son nouvel objectif de placement. Il devrait mettre au repos, au moins pour un moment, ses investissements directs dans les bureaux et les entrepôts des grandes capitales. 

En France, le fonds détient pour 3,26 milliards de dollars via 51 placements dans des immeubles de bureaux ou des entrepôts, qu'il a acquis en partenariat avec AXA et Generali, ou en propre. Dernier investissement de taille à Paris, l'immeuble du 79 avenue des Champs-Élysées, acquis pour un montant de 613 millions d'euros mi-décembre, auprès de Groupama. Ce bâtiment d'angle abrite le nouveau flagship store de Nike. Un mois plus tôt, le Governement Pension Fund (GPF) avait acquis l'immeuble abritant le siège social de Sanofi rue La Boétie pour 415,5 millions d'euros. 

Bien que la partie immobilière du fonds a offert un rendement de 6 % par an depuis 2011 et de 1,9 % sur le troisième trimestre 2018, selon le dernier rapport disponible sur le site de l'institution, le CEO Yngve Slyngstad a déclaré dans une interview récente que le fonds n'avait quasiment réalisé "aucun investissement net" ces deux dernières années. "Nous avons vendu des biens et en acheté d'autres. Il y a deux raisons à cela. L'une est que nous ne trouvons pas le marché particulièrement attractif en ce moment. L'autre est plus structurelle : nous trouvons qu'il est difficile de continuer à nous renforcer dans l'immobilier pour un fonds de notre taille", avait alors affirmé le CEO. Egil Matsen, le sous-gouverneur de la banque centrale norvégienne a donc confirmé jeudi dans une interview que le management de la branche immobilière du fonds devait être "rentable" et "simple", ce qui avait incité les autorités du fonds à recentrer leurs investissements vers l'immobilier coté. Le sous-gouverneur a en revanche indiqué que cela ne signifiait pas que le fonds se débarrasserait des biens dont il dispose déjà dans plusieurs grandes capitales internationales, où les prix ont sensiblement progressé ces dernières années. 

Le fonds devrait donc en revanche accélérer ses investissements dans l'immobilier coté. Une bonne nouvelle pour les foncières françaises dans lesquelles le Governement Pension Fund possède déjà quelques billes. Il a d'ailleurs déjà accru ses participations dans l'ensemble de ses actifs immobiliers cotés français entre fin 2016 et fin 2017. Ainsi, à la fin 2017 (derniers chiffres disponibles sur le site du GPF), le fonds détenait pour 9,07 % de Gecina, pour un peu plus de 1,26 milliard de dollars, contre moins d'un milliard un an plus tôt, pour 1,23 % de Covivio (ex-Foncière des régions) pour 105 millions de dollars, pour 1,48 % de Klepierre pour 204 millions de dollars, pour 2,39 % de Spie pour 95 millions de dollars,  pour 2,39 % de Nexity pour un montant de 79 millions de dollars, pour 1,04 % d'Icade pour 75,6 millions de dollars et pour 1,58 % de Mercialys pour 32 millions. Les résultats annuels pour 2018, qui seront dévoilés le 27 février prochain, seront sans doute l'occasion de vérifier que le GPF a déjà mis en oeuvre sa stratégie de hausse des investissements dans l'immobilier coté. 

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