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Fonds d'investissements / Fonds souverain norvégien / Emergents

Fonds d'investissements
Fonds souverain norvégien / Emergents

Le fonds norvégien fait des ajustements dans son benchmark

Le véhicule souverain a annoncé que les obligations de pays émergents ne feraient plus partie de son indice de référence. Il pourra toujours investir dans les titres de ces États et des entreprises émergentes, mais dans une limite de 5 % de son portefeuille fixed income.
Fonds souverain norvégien
Fonds souverain norvégien

Le ministère des finances norvégien a publié aujourd'hui sur son site plusieurs communiqués concernant les principales guidelines de la politique d'investissement du fonds souverain du pays. Sans surprise, le fonds a encore amplifié l'aspect environnemental de sa stratégie de placement, qui constitue l'un des piliers de sa politique depuis sa création. Il a ainsi annoncé vouloir renforcer les critères d'exclusion de son portefeuille pour les entreprises réalisant au moins 30 % de leur chiffre d’affaires dans l'industrie du charbon.

"Ce seuil relatif de 30 % n'est pas modifié, mais sera complété par des seuils absolus pour l'extraction du charbon et la capacité de production d'électricité à partir du charbon. Le ministère propose d'établir les seuils à 20 millions de tonnes pour les mines de charbon et à 10 000 MW pour la capacité de production d'électricité à partir du charbon", explique ainsi le communiqué. Une décision qui fait écho à celle annoncée début mars, concernant l'exclusion du portefeuille du fonds de toutes les entreprises d'exploration et de production pétrolière : parmi les sociétés françaises détenues par le fonds, seule Maurel et Prom est concernée par la décision de mars, puisque les activités de Total comprennent aussi la commercialisation des produits pétroliers (et non la seule production).

Le ministère des finances a par ailleurs annoncé que les obligations des pays et entreprises émergents ne feraient désormais plus partie de son indice de référence. Les obligations d'États et d'entreprises du Chili, de Hongrie, d'Israël, de Malaisie, du Mexique, de Pologne, de République tchèque, de Russie, de Corée du Sud, de Russie et de Thaïlande seront donc exclues du benchmark du Governement Pension Fund. Pour autant, le fonds pourra continuer d'investir dans ce type de titres, mais dans la limite d'un plafond représentant 5 % du portefeuille obligataire du fonds, a précisé le ministère.

Cette évolution du benchmark s'inscrit dans le cadre de la décision de janvier 2017 du ministère, d'accroître la part de fonds propres du GPF à hauteur de 70 %. "La décision d'augmenter la participation au capital du GPF se fonde, entre autres, sur une évaluation selon laquelle la capacité du Fonds à prendre des risques a augmenté avec le temps", avait alors expliqué le ministère des finances. L'augmentation de la part des capitaux propres "n'exige pas en soi des changements importants dans l'indice de référence des titres à revenu fixe", avait indiqué Siv Jensen, ministre des Finances. Mais les modifications annoncées aujourd'hui au sujet des émergents devraient tout de même permettre de réduire les coûts de transaction et de gestion du fonds, selon le ministère.

En 2018, le fonds a affiché des résultats assez décevants, avec un rendement de -6,1 %, soit 0,3 % inférieur à son indice de référence, en raison notamment de la chute des marchés actions en fin d'année dernière. Les actions représentaient à la fin décembre 2018 66,3 % de son portefeuille, et 30,7 % pour la partie fixed income.

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