WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Jean-Louis Borloo président conseil d'administration Huawei

Evenements / Huawei / 5g / Jean-Louis Borloo

Evenements
Huawei / 5g / Jean-Louis Borloo

Borloo retourne chez Huawei

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy prend la tête du conseil d'administration de la Huawei France, alors que l'entreprise chinoise est dans le viseur de nombreux gouvernements.
Jean-Louis Borloo
Jean-Louis Borloo

Finalement, Jean-Louis Borloo a décidé de rempiler au conseil d'administration de Huawei… et pas comme simple membre mais à la tête du conseil, au poste de président.

Ce conseil, il le connaît bien pour y avoir déjà siégé pendant deux ans et joué les VRP de luxe avant de quitter l'entreprise en décembre dernier. Son mandat arrivant à échéance, il n'avait pas souhaité le voir renouvelé. À l’époque son départ avait coïncidé avec celui de Dominique Villemot, avocat et administrateur indépendant et proche de François Hollande, dont le mandat arrivait également à échéance. Mais aussi avec le départ de François Quentin, alors président de Huawei France qui avait indiqué qu'il partait en raison de problèmes de santé.

Une simultanéité de départs qui avait fait parler alors que l'équipementier télécoms chinois et deuxième fabricant mondial de smartphone était en pleine tourmente, ciblé par tous les bords pour sa "proximité" avec Pékin. Élevé au rang d'ennemi public numéro un par Donald Trump il y a encore quelques mois, et blacklisté par plusieurs pays dont les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, Huawei ne se laisse pas abattre. Le groupe chinois essaie aujourd'hui de se rendre plus fréquentable. Fin mai le président américain a même déclaré possible d'envisager de l'intégrer dans un accord commercial avec la Chine et plus tôt en avril, le Royaume-Uni lui a ouvert la porte pour construire son réseau 5G. Le secteur des télécoms est d'ailleurs unanime à dire que sans Huawei, un déploiement de la 5G en Europe sera plus long, plus compliqué et plus coûteux, de quoi obliger le législateur à bien peser le pour ou le contre d'une éviction du chinois dans le projet.

En France, le Sénat a déjà donné son point de vue adoptant une loi qui donne au Premier ministre le pouvoir de trancher au regard des intérêts de la défense et de la sécurité nationales. Une commission mixte paritaire associant sénateurs et députés doit se réunir mercredi prochain, 3 juillet, pour tenter de trouver un compromis entre les deux chambres.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article