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orange proximus joint-venture réseau 5G

Professions financières / Orange / stéphane richard / 5g

Professions financières
Orange / stéphane richard / 5g

Orange et Proximus unissent leurs forces

Les deux opérateurs télécoms français et belge ont provoqué la surprise jeudi, en annonçant une joint-venture visant à partager leur réseau mobile. Une façon d’améliorer leur couverture et d’accélérer dans la 5G, mais les syndicats belges sont sur leurs gardes.
Stéphane Richard - Orange
Stéphane Richard - Orange

Tout le monde attend des annonces entre opérateurs télécoms français, mais c’est en Belgique qu’Orange a décidé de nouer sa dernière alliance. Jeudi, les deux opérateurs français et belge, Orange et Proximus, ont officialisé le lancement d’une joint-venture, visant à partager leur réseau mobile en Belgique. Et cela, afin de "répondre à la demande croissante des clients en matière de qualité de réseau mobile et de couverture intérieure", ont plaidé les deux groupes. Mais aussi de dégager des moyens pour déployer la 5G plus rapidement dans le pays.

La co-entreprise, qui doit voir le jour au premier trimestre 2020, est bien sûr bénéfique à l’opérateur belge semi-public Proximus, dont l’État est actionnaire à plus de 53 %. Qui a fait valoir la "baisse des frais de location, d’énergie, de maintenance et de réparation", mais aussi "des besoins d’investissement pour le déploiement de la 5G". Mais aussi à Orange, puisque le groupe de Stéphane Richard a expliqué que grâce à cet accord, Orange Belgium s'attend à des économies de coûts d'exploitation et d'investissement cumulés de 300 millions d'euros sur 10 ans, contre 130 millions d’euros de dépenses pour mettre en œuvre l’accord au cours des trois prochaines années.

Ce type de partenariat est une première en Belgique, mais elle existe déjà ailleurs en Europe, où Orange s’est associé avec l’allemand Vodafone en Espagne, ou encore entre Vodafone et le britannique O2 au Royaume-Uni. Il n’empêche qu’elle a déjà fait grincer des dents chez les outre-Quiévrains, déjà échaudés par un projet de restructuration en cours chez Proximus. La PDG de l’opérateur belge, Dominique Leroy, avait annoncé le couperet en janvier dernier avec un plan intitulé "shift to digital", et qui passera par 1.900 suppressions d’emplois, soit un peu moins de 15 % du personnel, et 1.250 embauches de profils différents, dans l’informatique et le marketing digital.

Les deux acteurs ont assuré qu’aucun emploi ne serait supprimé du fait de cet accord, mais 82 postes belges sont transférés à la nouvelle entité, si bien que les syndicats belges craignent que ces emplois externalisés soient menacés à moyen terme. Et si le Premier ministre belge avait convoqué la patronne de Proximus pour avoir des garanties sur l’emploi en début d’année, ses marges de manœuvre sont limitées, en raison de son statut d’entreprise cotée.

Du côté d’Orange, cette annonce tombe à point nommé pour Stéphane Richard, qui vient d’être conforté à son poste après la relaxe dans l’affaire Tapie. L’homme fort de l’opérateur télécoms montre sa capacité à trouver des relais de croissance en Europe, alors que la consolidation du marché est semble-t-il au point mort sur son marché domestique. De quoi enfin faire décoller un titre, qui reste désespérément stable depuis le début de l’année, alors que le CAC40 a accumulé les records ?

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