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Donald Trump nomination fed alliés

Macro-économie / Taux / Federal Reserve / Donald Trump / Politique monétaire

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Donald Trump place ses pions à la tête de la Fed

Si le Président américain n'est pas en mesure de contrôler la banque centrale américaine, il cherche indirectement à en prendre le contrôle en plaçant ses alliés au conseil des gouverneurs.
Donald Trump
Donald Trump

Les paroles de Donald Trump sont rarement à prendre pour argent comptant. Pourtant lorsqu''il se dit mécontent de la politique monétaire menée par la Réserve fédérale, il est sérieux. Ce mardi, le Président américain a une nouvelle fois tenté de placer deux de ses alliés à la tête de la Fed, étant donné qu’après plusieurs départs, le comité directeur ne compte plus que cinq gouverneurs contre sept places requises.

Alors que son statut ne lui offre ni les moyens de déclasser l’actuel gouverneur de la Fed Jerome Powell, ni le pouvoir d’influencer le pilotage de la politique monétaire, Donald Trump cherche à infiltrer la banque centrale en plaçant ses pions au conseil des gouverneurs. Il a annoncé à travers deux tweets consécutifs les noms de Christopher Waller, actuellement à la direction régionale de la Banque centrale de Saint Louis, et Judy Shelton, en poste à la Banque européenne de reconstruction et de développement. Les deux économistes, soutenant un assouplissement monétaire aux États-Unis, devraient être confirmés par le Sénat tant leur parcours universitaire et leur carrière professionnelle font consensus.

Cette fois, le Président ne s’est pas égaré, contrairement au mois de mai, lorsqu'il avait présenté Stephen Moore et Herman Cain. Les membres républicains du Sénat avaient de fait mis leur veto sur ces deux personnalités atypiques. En plaçant des nouvelles têtes qui lui sont favorables, Donald Trump veut rassembler dernière lui une majorité du comité directeur pour influencer bien sûr indirectement la politique monétaire de la Réserve fédérale.

Il faut dire que sa réélection est entièrement dépendante de la situation économique du pays et Donald Trump le sait. Si le locataire de la Maison Blanche veut avoir une chance d’être reconduit à l'un des postes les plus prestigieux du monde l’année prochaine, il devra être soutenu par de bons résultats économiques et des marchés au plus haut.

La politique budgétaire étant déjà à bout de souffle avec un déficit public qui a dépassé les 4,4 % du PIB au premier trimestre en glissement annuel, le président continuera donc de faire pression sur la Fed, car seule une baisse des taux directeurs peut lui permettre d’atteindre ses objectifs.

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