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BCE politique monétaire accommodante

Politique monétaire / BCE / Politique monétaire / Taux directeurs

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BCE / Politique monétaire / Taux directeurs

La BCE, entre les paroles et les actes

Alors que la conjoncture économique se détériore en zone euro, la Banque centrale européenne a pris soin de préparer le terrain pour sa prochaine intervention le 12 septembre.
Mario Draghi
Mario Draghi

Les actes ne suivront pas tout de suite les paroles. La Banque centrale européenne a dit tout le bien qu'elle pensait de nouvelles mesures expansionnistes tout en refusant d’agir pour le moment. Preuve qu’en septembre, elle lâchera du lest à coup sûr.

Comme elle l’avait annoncé, La BCE a gardé jusqu’au dernier moment les yeux rivés sur la conjoncture de l'Union monétaire avant de prendre sa décision. Et c’est probablement l’aggravation de la récession du secteur industriel allemand avec un repli au plus haut depuis sept ans, qui a induit un discours aussi "dovish" de la part du Conseil des gouverneurs. Les pilotes de la politique monétaire ont choisi de ne pas toucher au tableau de bord durant la période estivale, les trois taux directeurs restant donc inchangés. En revanche, le Conseil a actionné le martèlement verbal en insistant sur le fait que les taux resteront à leur niveau actuel "ou plus bas au moins jusqu'à la fin du premier semestre 2020". En déclarant toute la nécessité d'adopter une politique "très accommodante", la BCE confie implicitement que les premiers mouvements de taux auront lieu dès la prochaine réunion du Conseil, le 12 septembre.

À n’en pas douter, l’institution sera bel et bien prête à tout, porté par SuperMario plus déterminé que jamais. Malgré sa grise mine en déclarant "qu’il n’aimait pas ce qu’il voyait sur l’inflation", le gouverneur de la BCE a tenu un discours aux allures d’un "Sintra bis" réaffirmant une fois de plus que la Banque centrale "utiliserait tous ses instruments" tant que le besoin s'en fait sentir.

La grande absente des déclarations faites par l’institution est la cible des 2 % d’inflation. La BCE semble avoir intégré que l’objectif des 2 % par an est à un horizon temporel trop lointain pour ancrer convenablement les anticipations d’inflation. La banque des banques précise par ailleurs qu’elle interviendra non pas pour atteindre la cible fixée par son mandat mais pour faire converger le niveau des prix proche de son objectif à moyen terme, qui se trouve entre 1,6 et 1,7 % d'inflation.

Enfin, le Conseil des gouverneurs a saisi l’occasion de réagir à la nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE, déclarant n’avoir "aucune objection à formuler à la candidate proposée, qui est une personne dont l'expérience et la compétence sont reconnues sur les questions monétaires et bancaires". 

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