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Thales / Gemalto / Patrice Caine / journée investisseurs
La journée investisseurs de Thales
Avant d'être leader mondial des équipementiers pour la défense et l'aéronautique, Thomson-CSF, devenu Thales en l'an 2000, a eu un passé essentiel dans les télécoms. Né de la fusion de la Compagnie Générale de Télégraphie Sans Fil et des activités de Thomson-Brandt, le groupe a deux ancêtres qui ont joué un rôle central pendant l'entre-deux-guerres dans le développement de la radiodiffusion et radiocommunication sur ondes courtes, et déjà, du radar et de la télévision.
L'acquisition par Thales de Gemalto en avril dernier, roi assumé de la carte SIM, n'est de fait pas un hasard. Car c'était pour le groupe, présidé par Patrice Caine, l'occasion idéale de régénérer son ADN et créer l'un des tout premiers groupes de l'électronique de défense. Au prix de 4,8 milliards d'euros, Thalès s'est ainsi offert les compétences pour créer, ensemble, des solutions pour la gestion du trafic aérien des drones, la sécurisation des aéroports ou encore la sécurité des transactions financières. Lors des jours qui ont suivi l'acquisition en avril, Thales profitait de Gemalto comme son fer de lance pour entrer à l'indice vedette de la Bourse de Paris, délogeant au passage Valeo.
Après un semestre florissant, - en avance par rapport à la trajectoire des objectifs fixés pour 2021 - celui qui est aux commandes de Thales, Patrice Caine, a dévoilé les perspectives du Groupe à l'occasion d'une journée investisseurs, qu'il rassure encore davantage. Le groupe table sur une croissance organique moyenne du chiffre d'affaires du secteur opérationnel " identité et sécurité numériques " (DIS) comprise entre 4 et 6% sur la période 2020-2023. La marge d'Ebit de cette branche DIS est attendue entre 12,5 % à 13,5 % à l'horizon 2023. À l'échelle du groupe, la croissance organique moyenne du chiffre d'affaires sera comprise entre 3 à 5 % sur la période 2019-2023.
Pour ce qui est de l'intégration de Gemalto, Thales estime que le chiffre d'affaires incrémental induit représentera d'ici 2023 entre 300 et 500 millions d'euros, avec un potentiel sensiblement plus élevé au-delà. Thales a par ailleurs confirmé anticiper des synergies de coûts de l'ordre de 120 millions d'euros "en rythme de croisière", soit à compter de 2022. Les synergies devraient atteindre 20 millions d'euros en 2019 et 60 millions d'euros en 2020.
Dans un contexte économique et géopolitique incertain, le marché spatial commercial demeure encore le talon d'achille de Thales, ce qui explique pourquoi le spécialiste trébuche en Bourse ce matin. Pour autant, l'activité aérospatiale devrait afficher une croissance organique moyenne de son chiffre d'affaires de 2 % à 3 % sur la période 2019-2023, dans un marché en croissance d'environ 1,5 %. À ce sujet, Thales, aux côtés de Boeing, a fait des propositions pour une nouvelle génération de satellites flexibles, capables de faire face à l'évolution de la demande des clients qui veulent des téléphones mobiles qui peuvent se connecter au web dans les avions, les trains et les voitures ainsi que dans les régions isolées, comme l'Afrique et l'Amérique centrale.
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