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Fusions, Acquisitions / Altran / OPA / Capgemini / Elliott / Activiste

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Altran : Elliott campe sur sa position

En fin de semaine dernière, le fonds activiste Elliott a fait savoir qu’il consentirait à apporter ses titres Altran à 18 euros par action, soit près de 30% de plus que l’offre actuelle de Capgemini. Le bras de fer ne semble donc pas terminé avec les actionnaires minoritaires.
Dominique Cerutti - Altran
Dominique Cerutti - Altran

La saga de l’OPA de Capgemini sur Altran se poursuit, et aucune issue ne semble en vue entre l’acheteur et les fonds minoritaires, emmenés par le fonds activiste Elliott. Pour rappel, le groupe emmené par Paul Hermelin a fait son offre à 14 euros par titre mi-octobre, soit une valorisation de 3,6 milliards d’euros hors dette, et a encore rappelé fin novembre qu’il n’avait pas l’intention de l’améliorer. Mais Elliott ne l’entend pas de cette oreille. Le fonds retors, qui est entré au capital à l’été dernier lorsque les premières rumeurs de l’opération sont sorties, est depuis le premier jour opposé à ce deal en raison de sa valorisation, et le fait savoir. Il est suivi par deux autres fonds et représenté par l’Association des Actionnaires Minoritaires (Adam) de Colette Neuville.

Jeudi, il a précisé sa position, en faisant savoir via une source proche du dossier qu’il serait prêt à apporter ses titres à un prix de 18 euros par action. Soit un prix près de 30 % supérieur à celui proposé par Capgemini. De prime abord, l’activiste semble ouvrir une porte puisqu’après avoir uniquement critiqué le prix par rapport aux perspectives de la cible, notamment dans son business plan 2022, il donne un chiffre au bon prix selon lui. Mais ce n’est qu’un geste factice, dans la mesure où cela signifie que Capgemini accepterait de rallonger son offre d’1 milliard d’euros pour créer un géant français de la transformation digitale, ce qui n’est pas une mince affaire.

Le dossier est donc complexe pour l’acquéreur, qui s’enlise un peu plus chaque jour qui passe. L’OPA amicale de Capgemini est ouverte depuis le 16 octobre dernier, mais il n’a encore acquis que 11,4% d’Altran, soit moins que la participation totale des fonds d’Elliott, à environ 15 %. Surtout, l’activiste – qui est depuis le départ favorable à un rapprochement entre ces deux fleurons français du conseil aux entreprises – a changé ses intentions dans ses dernières déclarations boursières, affirmant qu’il se laissait "toutes les options ouvertes" sur l’évolution de sa participation, n’excluant pas de monter encore.

Le dilemme est donc cornélien pour le groupe de Paul Hermelin, qui doit arbitrer entre garder une position ferme, quitte à perdre son pari de prendre la majorité du capital d’Altran, et céder à la pression de fonds activistes aux intentions peu louables. Une chose est sure, le temps joue en faveur des minoritaires résistants, d’autant que le cours d’Altran évolue depuis plusieurs semaines maintenant au-dessus du prix de l’OPA.

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