Macro-économie / Taux / arcep / 5g / sébastien soriano
Macro-économie / Taux
arcep / 5g / sébastien soriano
2019 et 2020 vues par Sébastien Soriano
1 - Quel fait majeur retenez-vous pour l'année 2019 ?
En 2019, une prise de conscience s’est opérée sur la nature réelle de notre relation aux Big Tech : toute dorée qu’elle soit, cette relation est une prison. Google, Apple, Facebook, Amazon… ils apportent un confort nouveau, certes, mais ils enferment aussi les utilisateurs dans leur système, limitent les possibilités d’en sortir, et mettent des barrières aux nouveaux entrants sur le marché. Après le temps des scandales, de Snowden à Cambrigde Analytica, 2019 a marqué un tournant : la question n’est plus de savoir s’il faut réguler les Big tech, mais comment. Comment recréer de la diversité, comment réouvrir le choix pour les utilisateurs, et les opportunités pour les entrepreneurs ? Comment armer la société pour résister à la marche forcée de quelques méga-firmes ? Les rapports se sont multipliés sur le sujet pour dessiner les contours d’une nouvelle régulation. Nous avons toutes les cartes en main pour agir !
2 - Que redoutez-vous ou qu'espérez-vous pour l'année 2020 ?
En 2020, je redoute que la 5G devienne l’exutoire des peurs de notre époque. Génération de rupture, la 5G va permettre un saut de performance, en termes de débit, de délai de transmission, et de fiabilité de la communication. Ces propriétés nouvelles vont permettre la ville intelligente, l’industrie connectée, l’agriculture connectée, les véhicules autonomes… et probablement d’autres usages encore à inventer. Mais le lancement de la 5G en 2020 suscite aussi des questions. La 5G ne va-t-elle pas nous pousser à une surconsommation numérique, accroissant l’exposition aux écrans, la surveillance et dégradant la planète ? Ces questions nous interpellent, et elles nous obligent : la mission de l’Arcep est que la 5G se développe comme un bien commun. La technologie n’est pas bonne ou mauvaise en soi, c’est aux décideurs publics de la mettre au service des citoyens et du pays. Les travaux de l’Arcep en 2020 y veilleront : connectivité du territoire, et non des seuls grands centres urbains, concurrence et liberté de choix des utilisateurs, compétitivité du pays, mais aussi impact environnemental des réseaux.
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