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IPO: les quatre licornes attendues pour 2020
Alors que la fin de l’année approche à grands pas, les marchés américains continuent de pulvériser de nouveaux records: hier, le Dow Jones a ainsi clôturé à un nouveau plus haut historique, en hausse de 0,34 % à 28.551 points. Un environnement idéal pour les introductions en Bourse, qui sont restées stables l’an passé avec 159 opérations pour un total de 46,3 milliards de dollars levés, selon Renaissance Capital. Pas moins de neuf IPO ont dépassé le milliard de dollars, dont quelques célèbres start-up tech de la Silicon Valley : Uber, Lyft, Pinterest ou encore Slack, qui a fait parler de lui lors de sa cotation directe.
L’année 2019 restera aussi bien sûr celle d’un échec retentissant, celui de WeWork qui est passé d’une valorisation de 47 milliards de dollars lors de son dernier tour de table en janvier 2019, à 20 milliards lors de ses roadshows en septembre, puis à 8 milliards lorsque Softbank s’est résolue à le sauver de la faillite en prenant une part majoritaire, en octobre dernier. Mais le précédent de WeWork semble être un cas isolé, celui d’une entreprise avec une culture contestable alimentée par un fondateur aux ambitions irréalistes, et qui brûlait beaucoup de cash sans apporter de réel chemin vers la rentabilité.
À l’orée de 2020, d’autres licornes de la Silicon Valley se préparent à entrer en Bourse, et cinq d’entre elles sont en particulier scrutées de près par les investisseurs. Airbnb tout d’abord : le CEO du site de location de logements entre particuliers, Bryan Chesky, a indiqué que le groupe n’était pas pressé et n’avait pas besoin d’argent et qu’il penchait en faveur d’une cotation directe. Mais la question reste à l’ordre du jour, si tant est qu’il apporte des réponses sur ses pertes grandissantes, l’impact de la régulation et de la fiscalité sur son business model ou une nouvelle concurrence. Lors de sa dernière levée de fonds, Airbnb était valorisée à 31 milliards de dollars.
Ensuite vient Didi Chuxing, le Uber chinois dont les perspectives d’IPO ont été assombries par les piètres performances de ses concurrents VTC, Uber et Lyft cette année. Mais le groupe a récemment relancé les spéculations lorsqu’il a organisé le spin-off de sa filiale de voitures autonomes. Jusqu’à présent, il a levé 22 milliards de dollars et serait valorisé à 57 milliards de dollars, soit une opération de très grande ampleur.
Dans les rangs également, la start-up de livraison de repas DoorDash, qui est elle aussi financée par Softbank et son patron, Masayoshi Son. Cet actionnaire fait aujourd’hui peser des doutes sur la survalorisation de ses participations, d’autant que le groupe est en concurrence directe avec Uber Eats. Mais le milliardaire japonais aura à cœur d’oublier le précédent WeWork et de monétiser son investissement dans une industrie gourmande en cash, ce qui en fait une candidate probable à l’IPO en 2020.
Enfin, Robinhood n’est autre que la fintech américaine la plus en vue, qui a disrupté le secteur en proposant des services de brokerage sans commissions fixes. Le groupe a depuis été rejoint par nombre de concurrents, mais a annoncé avoir franchi la barre des 10 millions de membres et pourrait tenter une IPO pour se donner de nouveaux moyens. Il est valorisé environ 7,6 milliards de dollars, selon PitchBook.
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