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IPO : les candidats les plus attendus en Europe en 2020
Pour une fois, la déception sur le front des IPO n’est pas venue de l’Europe en 2019, mais des États-Unis. Après le shutdown qui a bloqué tout projet d’introduction en Bourse en janvier, deux opérations emblématiques, celles d’Uber et Lyft, ont bien eu lieu en mars et mai dernier. Mais au lieu de l’emballement, elles ont rencontré le scepticisme des investisseurs quant à leur chemin vers la rentabilité. Si le groupe de messagerie professionnelle Slack a su tirer son épingle du jeu via une cotation directe - la deuxième après Spotify en 2018 -, le groupe de bureaux partagés WeWork a subi un terrible camouflet en ne parvenant pas à se coter à New York. Ce qui sape du même coup les espoirs des autres licornes tech qui se positionnaient pour une IPO, comme Airbnb par exemple.
En Europe, l’année a elle aussi commencé très lentement, en raison du nombre d’opérations reportées fin 2018, mais la hausse des marchés a convaincu les candidats de se lancer : la filiale de Volkswagen Traton en Allemagne (13,5 milliards d’euros) en juin, puis au second semestre. En France, l’ancienne filiale de Saint-Gobain Verallia a réussi en octobre son entrée sur la cote, à plus de 3 milliards d’euros de capitalisation, suivie par la Française des Jeux en novembre qui, à 4,3 milliards d’euros, a signé la plus grosse IPO depuis celle d’Amundi en 2015.
Ces succès ont redonné les meilleurs espoirs à ceux qui avaient dû reporter leur entrée en Bourse en 2018, à commencer par Consolis, le spécialiste du béton préfabriqué détenu par le fonds Bain Capital, qui comptait lever 135 millions d’euros. Ou encore Gefco, le groupe de transport et logistique ex-filiale de PSA, qui avait rapidement annulé son process en janvier dernier. Mais aussi les filiales de groupes cotés, comme la branche santé de la foncière Icade, ou encore Orange Africa, la division dédiée à l’Afrique et au Moyen-Orient de l’opérateur télécoms qui pourrait être valorisée 13 milliards d’euros. Le PDG Stéphane Richard a déclaré début décembre que le groupe avait mandaté des banques conseils pour cette opération, qui aura lieu soit à Paris soit à Londres.
Outre-Manche justement, Sativa compte être la première entreprise de cannabis CBD à usage médical à se coter en Bourse en Europe, mais aussi Deliveroo, le groupe de livraisons de repas à domicile même si ce dernier est moins pressé depuis qu’il a levé 575 millions de dollars en mai dernier, notamment auprès d’Amazon. En Suisse, le groupe de pesticides Syngenta, qui avait fait l’objet d’une fusion géante avec ChemChina à 43 milliards de dollars en 2016, pourrait retrouver la cote à Zurich dès cette année. Tout comme le groupe de vente automatique Selecta, détenu par KKR et qui veut lever au moins 1 milliard d’euros depuis l’automne dernier. Ou encore Global Blue, spécialisé dans la détaxe touristique, qui appartient à Silver Lake et pourrait lever 1,1 milliard de dollars à la bourse d’Amsterdam dès ce début d’année.
En Allemagne, le café sera à l’honneur avec JDE Peet’s, la filiale café du conglomérat JAB Holding qui pourrait être coté à Amsterdam et lever jusqu’à 3,4 milliards de dollars. Enfin, les voitures de sport Lamborghini, autre filiale de Volkswagen, pourraient tenter leur chance en Italie, si tant est que les investisseurs le comparent à Ferrari, qui caracole depuis 2016 en Bourse, et non à Aston Martin à Londres.
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