Politique économique / crise financière / coronavirus
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Le jeu de probabilités du Peterson Institute
Les experts du très sérieux Peterson Institute, sous la houlette d'Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI. se sont livrés à un "jeu de probabilités" concernant l’évolution de l’économie mondiale à l’issue de la crise du Covid-19. WanSquare publie en exclusivité les résultats des simulations et des hypothèses envisagées.
+ 50 %. C’est le pourcentage de chances que l'épidémie soit sous contrôle à la fin du printemps. Dans ce cas, l'économie mondiale continuera à tourner lentement au troisième et au quatrième trimestre. C’est le fond de la lettre U. Mais une partie de la valeur et de la richesse mondiale reste perdue. Et certains secteurs d’activité mettent des années à se redresser.
+ 20 %. Il existe un risque sur cinq pour que la crise du virus se poursuive plus longtemps. Dans ce cas : soit nous avons du mal à contrôler l'infection, soit nous le faisons mais nous devons garder de fortes contraintes pour la garder sous contrôle, avec des conséquences désastreuses et durables pour l’économie mondiale
+ 15 %. La crise du virus débouche sur une vaste crise budgétaire à l’échelle mondiale. Le fameux "Whatever it takes" résonne bien aujourd'hui. Mais à l’issue de la crise du virus, les marchés se réveilleront effrayés, à tort ou à raison, par l'augmentation de la dette. S'il y a un défaut isolé (par exemple en Italie), la planète pourra y faire face, mais pas forcément. Si c'est le cas, la restructuration des dettes souveraines mondiales sera et remplie de multiples implications financières.
+ 10 %. À l’issue de la crise sanitaire, on découvre de graves crises en matière de balance des paiements. Il s'agit d'une variante du point précédent, mais qui concerne surtout les pays émergents et en développement. Un certain nombre de ces pays ne pourront pas faire face à la faiblesse des prix des matières premières, aux faibles revenus du tourisme et aux sorties de capitaux. Et le FMI n'aura pas assez d'argent pour aider tout le monde.
+ 5 %. La crise du Covid-19 débouche sur une véritable crise financière. Ce qui n’est pour l'instant qu’un problème de tuyauterie monétaire et bancaire se transforme en faillite pour un certain nombre d'institutions financières. De fait, l'incapacité à relancer l'économie mondiale se transforme en une crise financière mondiale.
Rappelons que le Peterson Institue se consacre au renforcement de la prospérité et du bien-être humain dans l'économie mondiale par le biais d'analyses d'experts et de solutions politiques pratiques. Il mène des études et des discussions rigoureuses, intellectuellement ouvertes et approfondies. Il tente d'anticiper les questions émergentes et de présenter des idées dans des formats utiles et accessibles, afin d'informer et de façonner le débat public. Son public comprend des fonctionnaires et des législateurs, des dirigeants d'entreprises et de syndicats, des cadres et du personnel d'organisations internationales, des universitaires et leurs étudiants, des experts d'autres institutions de recherche et d'organisations non gouvernementales, les médias et le grand public.
Il est présidé par Michael A. Peterson. Mais sa direction est assurée par Lawrence Summers, ancien Secrétaire du Trésor lorsque Bill Clinton était président. Autour du conseil d’administration figurent les plus grands noms de la finance et de l’industrie américaine.
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