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Orange n'est pas à court de jus

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La France porte Orange

Malgré un environnement opérationnel difficile, Orange reste stable et affiche une bonne résistance dans ses résultats de 2e trimestre, notamment tirés par les bons résultats en France.
Stéphane Richard - Orange
Stéphane Richard - Orange

Orange tient ses promesses, ou du moins a pour projet de les tenir. Avec un recul de son chiffre d’affaires de 0,4%, et une très légère baisse de l’EBITDA, l’opérateur français limite la casse. Le confinement aurait même eu du bon, car il aurait permis selon le président-directeur général Stéphane Richard une "accélération de la digitalisation", à la fois en interne et chez leurs clients.

Et pour sauver les meubles, Orange a pu compter sur son terreau natal : l’opérateur enregistre sa plus forte croissance en France, où le chiffre d’affaires a augmenté de 2,7% lors de ce deuxième trimestre, avec un nombre de clients "en hausse pour la première fois depuis 2018", dont 238 000 nouveaux clients fibre. Alliés aux chiffres de l’Afrique et du Moyen-Orient, dont la résilience rapide a permis une croissance de 1,3%, les résultats français ont permis à Orange de pallier l’impact financier que la Covid-19 a eu sur d’autres pays, notamment l’Espagne (-6,8%).

Le déploiement du réseau de fibre s’est même accéléré, avec un total de 19,3 millions de foyers connectés et 3,8 millions de clients fibre fin juin, faisant de la France "la locomotive de l’Europe sur les réseaux de fibre optique". Une "dynamique positive" pour Stéphane Richard, qui peut se targuer d’une bonne résistance par rapport à ses concurrents. Selon les analyses de Moody's, cette résistance s’explique par une position de marque plus solide que SFR, Bouygues ou Iliad, par une moindre dépendance aux produits connexes (smartphones, produits en boutique) et par des investissements plus importants.

Au niveau du résultat net, en revanche, Orange affiche un visage plus pâle. Le groupe enregistre une baisse de 10,7%, influencé notamment par l’Espagne, très affaiblie par la crise.

Autre baisse significative : les eCAPEX (investissements hors licences de télécommunication et actifs financés) ont chuté de 15,8%. Le directeur d’Orange insistait particulièrement ce matin sur les investissements dans le mobile et les services traditionnels qui, sur le papier, connaissent une baisse significative de 10% environ : "il faut prendre en compte l’accélération des cofinancements" qui ont pour l’instant pour effet de baisser l’eCapex, mais devraient faire évoluer le BFR au deuxième semestre.

En outre, Stéphane Richard assure pouvoir "clairement confirmer les objectifs établis pour 2020" pour les trois ans à venir, avec seulement une légère révision à la baisse de l’EBITDAaL (EBITDA après loyer, principal indicateur de rentabilité). Au vu de sa résistance, Orange va verser un dividende de 0,50 euro par action au titre de l'exercice 2019 et a bon espoir de pouvoir revenir à hauteur de 0,70€ par action au titre des exercices 2020-23. Cela sera confirmé ou informé à l'occasion de la publication des comptes du troisième trimestre. Un acompte sera toutefois certainement versé en décembre aux actionnaires étant pour l’instant de 30 centimes d’euro par action.

Soutenu aussi par la croissance du chiffre d’affaires national, le groupe compte aussi poursuivre ses projets de développement de la 5G. Déjà disponible en Roumanie et partiellement en Pologne, le réseau devrait s’étendre grâce au partenariat mené avec Google - Stéphane Richard se gardant bien de parler concrètement des accords de mauvaise augure qu’il avait engagés avec Huawei.

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