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Macro-économie / Taux / Consommateur américain / Etats-Unis / élections présidentielles

Macro-économie / Taux
Consommateur américain / Etats-Unis / élections présidentielles

Les consommateurs américains retrouvent peu à peu le sourire

La très attendue enquête de l’université du Michigan rapporte que les consommateurs américains ont retrouvé un moral au plus haut depuis sept mois. Mais les risques de déconvenue demeurent...
Drapeau américain - Etats-Unis - bar
Drapeau américain - Etats-Unis - bar

Jamais en près de soixante-dix ans, soit depuis que l’université du Michigan mène cette enquête, le moral des consommateurs américains n’avait été si affecté. En effet, lors du mois d’avril, alors que le confinement était de mise aux Etats-Unis, le sentiment du consommateur mesuré par l’université du Michigan avait plongé de 17,3 points – contre 12,7 points au moment de la faillite de Lehman Brothers en octobre 2008.

Alors qu’il se situait à 101 points en février 2020, son niveau en avril n’était plus que de 71,8 points. Depuis lors, il remonte peu à peu même si sa dynamique, à l’image de la pandémie, est quelque peu erratique. En septembre, il a atteint 78,9 points, soit son plus haut niveau depuis le mois de mars, en hausse de 5,8 points par rapport à août  – quand les prévisionnistes attendaient 77 points - selon l'estimation préliminaire de l'Université du Michigan. Tant l’évaluation de la situation économique actuelle faite par les consommateurs américains que leurs anticipations sont à l'origine de la hausse de l’indice : ces composantes ont progressé de 4,6 et 4,8 points respectivement.

Alors que les élections présidentielles approchent à grand pas, Richard Curtin, l'économiste en chef chargé de cette enquête bimensuelle, rapporte qu’elles ont "commencé à avoir un impact sur les attentes concernant les perspectives économiques futures". Dans le détail, les consommateurs pensent, à une courte majorité, que le président Donald Trump serait un meilleur président que Joe Biden pour l'économie américaine même si la majorité d’entre eux pensent que cela n’aura aucun impact sur leur situation économique personnelle. Selon Richard Curtin, deux facteurs pourraient faire vaciller la confiance des consommateurs : les élections présidentielles et des délais plus longs que prévu concernant l’arrivée d’un vaccin. "Bien que la fin de la récession dépende de ces facteurs non économiques, les difficultés endurées par les consommateurs ne peuvent être compensées que par une nouvelle aide du gouvernement fédéral", décrypte Richard Curtin. Un plan de relance sur lequel n’arrivent pas à se mettre d’accord le Congrès américain et la Maison Blanche alors qu’il serait crucial pour le rebond de l’économie de l’Oncle Sam.

Ce plan de relance qui tarde à arriver fait l'objet d'un important soutien au sein du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine (Fed), ses membres militant ardemment en sa faveur, à travers plusieurs déclarations. Jerome Powell, le gouverneur de la Fed, a déclaré, dans sa dernière conférence de presse, qu’ "il y a encore environ 11 millions de personnes sans travail à cause de la pandémie. Et une bonne partie de ces personnes travaillent dans des secteurs qui risquent d'être en difficulté. Ces personnes pourraient avoir besoin d'un soutien [budgétaire, ndlr] supplémentaire pour essayer de se frayer un chemin dans ce qui sera une période difficile pour elles".

La reprise américaine ne pourra pas faire l'économie de la consommation. Si elle représente la moitié du Produit intérieur brut (PIB) en zone euro, elle représente plus des deux-tiers de l'économie américaine. Lorsque cette dernière s'est contractée de 31,7 % au deuxième trimestre (en glissement trimestriel annualisé), 24,76 points étaient du fait de l'effondrement de la consommation.

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