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Le paysage s’assombrit encore pour l’aérien

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Aéronautique / Groupe ADP

Le paysage s’assombrit encore pour l’aérien

L’Association International du Transport Aérien souligne que l’amélioration observée durant les mois d’été a cessé.
Aéroport de Roissy CDG - ADP
Aéroport de Roissy CDG - ADP

Selon la IATA, les choses ne vont pas en s’améliorant pour le trafic aérien, donnée essentielle qu’attend l’ensemble du secteur aéronautique. Initialement estimée en baisse de 63 % pour l’ensemble de l’année 2020, la chute du trafic devrait finalement atteindre 66 %. Cette correction résulte des données de réservations une dizaine de jours avant le début du quatrième trimestre 2020. Et ces données ne sont pas bonnes. Ainsi, pour le mois d’octobre, la IATA note que les réservations sont en baisse de 76 % par rapport aux données de réservations une dizaine de jours avant le mois d’octobre 2019, de 81 % pour novembre et de 78 % pour décembre. Pire, la dynamique de lente récupération s’inverse. Car pour le troisième trimestre, à savoir les mois de juillet, août et septembre, les baisses de réservations à une dizaine de jours avant le début de la période par rapport à ces trois mois de l’année 2019 étaient de 73 %, 70 % et 66 %, donc meilleures.

L’association souligne que "les deuxièmes vagues de la Covid-19 provoquent des restrictions de voyages et ont endommagé la confiance". À tel point que la confiance des consommateurs dans le trafic aérien n’a pas augmenté en septembre. Seuls 50 % des consommateurs seraient prêts à voyager en 2020 selon les données de septembre, la même proportion que les données recueillies en juin, alors qu’ils étaient autour de 60 % selon l’étude d’avril.

Le plus inquiétant reste les conséquences économiques des mauvaises prévisions en termes de trafic aérien. Pour l’économiste en chef de l’IATA, "le secteur redémarre mais continue de brûler de la trésorerie. Les pertes devraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année, les données de réservation laissent entrevoir un quatrième trimestre morose". Les taux de remplissage domestiques se trouvant à l’heure actuelle autour des 65 % et les taux de remplissage internationaux autour des 50 %, ils sont loin de ceux requis pour retrouver le seuil de rentabilité, estimés autour des 80 %

Nombreuses sont les entreprises du secteur aéronautique à souffrir de la situation. Des équipementiers aux gestionnaires d’aéroports, les moments les plus difficiles sont peut-être encore à venir avec les conséquences sur l’emploi à gérer. Et la IATA n’est pas une voix isolée. Crédit Suisse revoyait par exemple hier à la baisse ses prévisions de trafic pour le groupe français ADP en estimant qu’il devrait atteindre en 2021 et 2022 respectivement 59 % et 75 % du trafic de 2019. L’aéronautique s’affirme définitivement comme un des secteurs les plus touchés par les conséquences économiques de la pandémie.

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