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ADP reste au tarmac … mais surperforme le SBF 120

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ADP reste au tarmac… mais surperforme le SBF 120

Le groupe a revu à la baisse ses hypothèses de trafic aérien de -63 % à une fourchette comprise entre -65 et -70 % pour Paris Aéroports.
Augustin de Romanet - ADP
Augustin de Romanet - ADP

Le ciel s’assombrit au-dessus du secteur aéronautique. Et les perspectives données par le groupe dirigé par Augustin de Romanet pour la fin de l’année éloignent encore un peu plus le retour des éclaircies. "La crise liée à l'épidémie de Covid-19 continue d'affecter le secteur aéronautique et de peser sur la reprise du trafic aérien", résume simplement le PDG d’ADP (ex-Aéroports de Paris).

Dans ce contexte, "l’hypothèse de trafic à Paris Aéroport est revue à la baisse d’environ -63 % à une fourchette comprise entre -65 % et -70 % pour l’année 2020 par rapport à 2019 ", a expliqué le groupe dans un communiqué. Il ajoute que "le trafic de Paris Aéroport pourrait revenir au niveau atteint en 2019 à la fin de la période comprise entre 2024 et 2027". Cette révision n’est pas sans incidence sur le chiffre d’affaires.

Dans cette hypothèse, l'effet sur le chiffre d’affaires consolidé du groupe serait compris entre -2,3 milliards et -2,6 milliards d’euros environ. Par ailleurs, de nombreuses ressources devraient être mobilisées pour soutenir le groupe, jouant à la hausse sur l’endettement financier. De ce côté, l’exploiteur de plateformes aéroportuaires "confirme l’objectif d’un ratio dette nette/EBITDA de l’ordre de 6x à 7x d’ici fin 2022".

Concernant les neuf premiers mois de l’année, le trafic aérien est en baisse de 61,8 % par rapport aux neuf premiers mois de 2019, avec 72,3 millions de passagers. Paris Aéroports, qui regroupent Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, sous-performent avec une baisse de 66,3 % du trafic (27,8 millions de passagers). En conséquence, le chiffre d’affaires consolidé dégringole aussi, de 52,7 %, pour s’établir à 1,669 milliard d’euros (3,526 milliards d’euros en 2019).

Pourtant, à 10 heures, le cours de l’action prenait 1,85 % alors que le SBF 120 ne grimpait lui que de 1,17 %. Cette surperformance s’explique probablement par deux éléments. D’abord, la révision à la hausse du plan d’optimisation opérationnel et financier qu’ADP a engagé. Initialement bâti autour d’un objectif de réduction des charges courantes pour l’année 2020 d’environ 550 millions d’euros, l’objectif est revu à la hausse à une fourchette comprise entre 650 millions d’euros et 700 millions d’euros.

Ensuite, parce que la trésorerie du groupe, 3,6 milliards d’euros au 30 septembre, lui permet d’affirmer ne pas anticiper "de difficultés de trésorerie à court terme". Mais aussi, "compte tenu de sa notation de crédit de long terme (A perspective négative par l’agence S&P depuis le 25 mars 2020) et sa confiance dans la solidité et l’adaptabilité de son modèle financier, le groupe ADP n’anticipe pas de difficulté particulière de financement à moyen ou long terme".

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