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PMI zone euro

Macro-économie / Taux / IHS Markit / PMI / Zone euro

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IHS Markit / PMI / Zone euro

En janvier, seule l’Allemagne s’est tenue debout

Le mois dernier, la zone euro a connu un recul de son activité économique privée, ce pour la troisième fois consécutive. L’Allemagne fait figure d’exception au sein des pays suivis par le cabinet IHS Markit.
Drapeaux européens
Drapeaux européens

Le mois de janvier signe le troisième recul consécutif de l’activité économique du secteur privée de la zone euro, selon les résultats définitifs de l’enquête (PMI) du cabinet IHS Markit auprès des directeurs d’achats. Une contraction qui s’est accélérée puisque l’indice PMI de l’activité privée globale des Dix-neuf s’est replié de 49,1 en décembre à 47,8 en janvier.

Parmi les pays suivis par IHS Markit, seule l’Allemagne a enregistré une hausse de son activité globale en janvier, même si la croissance a ralenti pour afficher son rythme le plus faible depuis sept mois. L’activité a diminué dans tous les autres pays couverts par l’enquête et l’Irlande, aux prises avec des mesures particulièrement restrictives pour freiner l’épidémie, voit son activité économique globale atteindre un plus bas depuis huit mois (40,3). À noter parallèlement qu’au sein du secteur privé de la zone euro, si l’emploi a reculé pour un onzième mois consécutif, les destructions de postes n’ont été que "marginales". Rappelons qu’en décembre 2020 le taux de chômage de la zone euro a atteint 8,3% contre 7,4% un an plus tôt.

Par ailleurs, il semblerait que quelque chose se produise sur le plan de l'inflation. En effet, l’enquête met en évidence que la plus forte hausse des coûts depuis deux ans a eu lieu dans l’ensemble du secteur privé de la zone euro. Concrètement, "cette tendance a toutefois principalement résulté de manques de capacités à court terme et de retards de livraison. Or ces problèmes devraient s’estomper dans les mois à venir et permettre ainsi un apaisement des tensions inflationnistes", anticipe Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit.

Dans le détail, c’est la dynamique du secteur des services qui continue de se cacher derrière ces piètres performances de la zone euro. L’activité du secteur a reculé pour un cinquième mois consécutif, qui plus est à un rythme plus soutenu qu’en décembre : l’indice est ressorti à 45,4 en janvier, contre 46,4 le mois précédent. Et personne n’échappe à cette nouvelle contraction. Là encore, la plus forte baisse a été enregistrée en Irlande, où l’activité a affiché son plus important repli depuis mai dernier, quand la France et l’Allemagne ont signalé les plus faibles contractions. D’autre part, c’est seulement dans l’Hexagone et outre-Rhin que les effectifs ont progressé au sein du secteur des services.

Globalement, une baisse du Produit intérieur brut de la zone euro semble "fort probable au premier trimestre 2021", avance Chris Williamson, mais il devrait être "bien moins marqué que ceux enregistrés lors du premier semestre 2020", prévoit l'économiste.

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