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François Villeroy de Galhau / Banque de France / faillites / défaillances
Ces faillites qui n'ont pas lieu d'inquiéter selon Villeroy de Galhau
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau rassure quant au risque d'accélération du nombre de faillites. "Il faut éviter d’exagérer les alarmes" a estimé, lors de son discours ce matin s’adressant à la banque européenne d’investissement (BEI), celui qui pourtant n’ignore pas l’évolution du nombre de défaillances publié semaine après semaine par la banque des banques depuis le début de la crise.
En effet, la hausse des défaillances observée au cours des deux derniers mois est à interpréter à l’aune de la base de comparaison anormalement faible. Car depuis mars 2020, le nombre de défaillances est inférieur d’environ 40 % à sa moyenne habituelle selon le gouverneur. Cette baisse s’explique par le fonctionnement ralenti si ce n’est à l'arrêt des tribunaux d’une part, et par la suspension des recouvrements publics d’autre part.
Et concernant les semaines qui viennent, le gouverneur précise qu'"un effet de rattrapage sur la période à venir ne signifierait pas une rupture économique, mais le retour à un rythme naturel." Il ajoute que le risque d’aller au-delà de cet effet de rattrapage ne peut à ce jour être anticipé. Le nombre de faillites demeure cependant jusqu'à présent bien en dessous de celui de 2019. Et plusieurs facteurs plaident en faveur d'une hausse contenue du nombre de défaillance estime François Villeroy de Galhau.
D'une part, les aides publiques - les Prêts Garantis par l’État (PGE), les aides à l’obtention de crédit de la banque centrale, et les aides à la restructuration de la dette - sont autant de dispositifs qui "devraient jouer le rôle d’amortisseur", estime le gouverneur, d'autant que "la réduction progressive des soutiens publics se fera en parallèle de la montée de l’activité et des recettes des entreprises" a-t-il ajouté.
D'autre part, les entreprises sont depuis le début de l'année davantage enclines à investir ce qui témoigne de la solidité de leur bilan ; l'investissement des entreprises a augmenté de 2,3 % au premier trimestre selon les données de l’Insee, "une heureuse surprise" juge celui qui gouverne la Banque de France. Enfin, les entreprises détiennent un niveau élevé de liquidité selon les estimations de la banque centrale. Concernant le secteur de l’industrie, il est supérieur à sa moyenne historique. Pour le secteur des services, en excluant l’hébergement et de la restauration, ce niveau se rapproche de sa moyenne de long terme.
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