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IPO / introduction en Bourse
L’Europe remporte la palme des IPO au premier semestre
La pandémie continue de produire son effet dopant sur les transactions sur les marchés financiers. C’est en particulier le cas des introductions en Bourse (IPO). Après une année 2020 marquée par leur augmentation importante et des rendements largement supérieurs à la moyenne, les IPO ont connu une activité débordante au premier semestre cette année. Les capitaux levés à l’occasion de ces opérations ont crû de 336%, à plus de 300 milliards de dollars, selon les statistiques réunies par BuyShares.co.uk.
C’est particulièrement le cas en Europe. Les IPO ont cumulé un montant record de 55 milliards de dollars, en augmentation de… 850% en glissement annuel. En comparaison, les entreprises américaines ont levé 148 milliards de dollars, soit un bond de 453%, tandis que le marché asiatique a progressé de 146% et atteint 75,6 milliards. La zone Afrique-Moyen Orient a collecté 375% de plus (à 5,4 milliards de dollars) et l’Amérique latine 290% de plus qu’au premier semestre 2020.
L’Europe doit en partie le bond exceptionnel des IPO a un phénomène de rattrapage : en 2020, le montant collecté par les entreprises du Vieux continent affichait une progression de 28%, contre 157% aux Etats-Unis et 80% en Asie.
Une analyse sectorielle montre une surreprésentation du secteur financier, qui a représenté presque 40% du total du montant mondial. Cela est dû au boom exceptionnel qu’ont connu les Spac (Special purpose acquisition companies, ces coquilles vides cotées en Bourse dans le but de réaliser une acquisition dans un secteur donné et dans un laps de temps limité) aux Etats-Unis – un enthousiasme qui s’est assagi au deuxième trimestre et qui explique pourquoi les IPO réalisées premier trimestre représentent plus des deux tiers du total.
Autres caractéristiques logiques, la santé (la crise sanitaire ayant mis le sujet au centre des préoccupations) et les technologies (portées par l’accélération brutale de la numérisation des entreprises provoquée par la pandémie) sont les autres secteurs les plus représentés : ils pèsent respectivement 79 milliards et 29,2 milliards de dollars.
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