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Alstom / Bombardier Transport
Alstom renaît de ses cendres
Alors que le marché laissait transparaître depuis quelque temps des doutes à propos de l’acquisition en janvier de Bombardier Transport, Alstom affiche des résultats en hausse et encourageants au premier trimestre 2020-2021, ce qui rassure les investisseurs. Pour preuve, le cours de l’action est passé de 34,84 euros lundi à 16 heures 30 à 36,50 euros au plus fort mardi matin à 9 heures 30.
Premier signe positif : le nombre de commandes a bondi de 290 % par rapport à l’année dernière pour un montant global de 6,44 milliards d’euros. Le carnet de commandes a pu s’épaissir en partie grâce à son entrée sur le marché américain rendue possible par l’acquisition du leader ferroviaire canadien Bombardier Transport. Ainsi, le fleuron français a pu signer des contrats à Houston pour un métro aérien autonome au sein de son aéroport à hauteur de 100 millions d’euros et à Toronto pour la mise en place d’un métro léger pour 300 millions d’euros.
Malgré tout, le marché européen reste plus prolifique. En effet, la plus grande réussite de ce trimestre est la signature du gros contrat de 1,4 milliard d’euros délivrant à la Danish State Railways (DSB) 100 nouveaux trains régionaux Coradia. C’est le plus gros deal ferroviaire de l’histoire du Danemark. Encore mieux, d’autres prestations vont s’ajouter à la commande comme l’entretien des rames pendant quinze ans portant la facture totale à 2,6 milliards. Par ailleurs, la capitale française a signé un accord de 1,1 milliard d’euros afin de mettre en circulation "la prochaine génération de trains périurbains reliant Paris et la banlieue".
Côté chiffre d’affaires, le groupe Alstom a également progressé atteignant 3,7 milliards d’euros, soit une hausse de 146 % sur un an. Le décalage entre l’activité réduite au printemps 2020 - à cause du confinement - et la reprise généralisée de l'économie en 2021 ainsi que la pénétration sur le marché américain explique ce fort rebond.
Aujourd’hui les résultats sont plus que satisfaisants, néanmoins l’intégration de Bombardier Transport reste préoccupante. Tandis qu’Alstom était accoutumé à une marge de 8 % en 2020-2021, le carnet de commandes du Canadien stagne à 3 ou 4 % de marge. C’est un enjeu majeur qu’a rappelé début juillet le P.-D.G. du groupe Henri Poupart-Lafarge, encore marqué par la baisse de 13 % du titre Alstom ces 10 derniers mois. Pour l’avenir, le patron du constructeur ferroviaire prévoit une croissance des ventes supérieure à 5 % et une rentabilité de 8 à 10 % du groupe d’ici 2025.
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